Mercredi, Juin 28, 2017
   
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Elections, piège à ... !

 

marche-de-dupes
Avec l'aimable autorisation de l'auteur

Comme je ne souhaite pas employer le moindre gros mot, je ne complèterai pas le célèbre slogan de 68 mais, s'il est vrai que notre pauvre Chirac peut avoir quelques raisons médicales d'oublier le nom du Président de la République en activité, je suis stupéfait de constater le nombre d'électeurs qui ne se ne souviennent, même pas, d'avoir voté pour François Hollande.

Brusque accès d'amnésie collective, vague sensation d'avoir fait une erreur, tentation de ne pas reconnaître avoir été les dindons d'une gigantesque farce organisée par les médias... allez savoir, mais ce qui est certain c'est que cette élection présidentielle n'a rien été d'autre qu'un marché de dupes qui risque fort de tourner vinaigre.

Ceci étant, je ne peux cacher que je prends un malin plaisir à voir ceux qui, pendant cinq ans, ont critiqué avec véhémence tout ce que faisait, disait ou initiait l'ancienne équipe, au point de parvenir à faire croire que la compétence était de leur côté, se trouver, maintenant, au pied du mur et devoir manger leur chapeau en transformant en programme d'action ce qu'ils avaient tant combattu.

Certes, "mieux vaut tard que jamais" dirait la sagesse populaire, mais mettre autant d'années à tenter de corriger, contraints et forcés il est vrai, les erreurs qui mettent à mal notre économie pourrait relever d'une forme de charlatanisme politique qui, médicalement parlant, confine à la "perte d'une chance de guérison".

Soyons néanmoins généreux et tolérants en évitant d'employer, trop vite, le terme "incompétence" ! Amateurisme ou manque d'expérience, à n'en pas douter, mais, en à peine six mois, la situation leur impose de savoir prononcer nombre de mots nouveaux comme "compétitivité", "coût du travail", "réduction des déficits", "réformes structurelles", "camps de Roms", "lutte contre l'insécurité" et tant d'autres que, jusqu'à présent, ils refusaient même d'entendre prononcer par d'autres.

Que voulez-vous, l'oreille n'est pas encore formée et devoir s'exprimer couramment dans une langue nouvelle, en si peu de temps et en ne conservant qu'un lointain tout petit accent "socialiste", demande, tout de même, un peu de pratique et quelques séances d'orthophonie. Une fois les bases acquises et la pratique rôdée, nous nous trouverons dans une situation inverse de celle que dénonçait le vieux Guy Mollet en exprimant le fait que Mitterrand "n'avait jamais été socialiste, mais qu'il avait seulement appris à parler socialiste", en ayant, cette fois, hérité de "socialistes authentiques contraints de parler libéralisme" dans le texte.

Peut-être est-ce l'occasion de prendre, enfin, conscience du fait que, même en sortant de l'ENA, se retrouver au volant d'un pays pourrait tout de même nécessiter un minimum de conduite accompagnée... accompagnée par des décideurs, des investisseurs, des chefs d'entreprises bref, en fait, par ceux qui savent réellement produire des richesses et des emplois afin de bénéficier, contrairement au dicton populaire, de "conseilleurs qui seraient également des payeurs".

Participant à cette conversation

  • Invité (Gouacide)

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    On ne pourra pas dire que je suis de ceux qui ont penser que l'un ferait mieux que l'autre, quelques soit l'ordre des deux derniers présidents en question.

    J'hésiterais également d'évoquer les termes "incompétence" ou "amateurisme" ou encore "manque d'expérience"... car ce n'est pas le propos. Ou plutôt, nos présidents et ministres ne sont pas les bonnes cibles.

    La cible est pourtant connue de tous. Elle est transfrontalière, pour ne pas dire transcontinentale. Ceux-la même qui prônent la rigueur budgétaire utilisent l'imprimante à billet comme jamais. Elles le savent, la docile Bruxelles comme Washington sont tous deux dans l'erreur.

    S'il est présomptueux de prétendre détenir LA vérité (le keynésianisme, par exemple), une chose est certaine, le libéralisme est une impasse.
    De même, si affirmer que notre problème n'est pas le manque de production mais l'absence de clients, tout économiste de base sait que la baisse des charges patronales ne changera rien à l'affaire. Sans client, aucune entreprise ne survie. Pire, en appauvrissement ceux qui restent, la tendance ne peut en aucun cas être à l'amélioration. C'est juste impossible ! Quand bien même on supprimerait la totalité des charges salariales, la France ne serait toujours pas compétitive face aux esclavagistes asiatiques.

    Peut-être faut-il réaliser que l'Europe des états indépendants est autosuffisante. Elle est le plus grand marché du monde. Nous pouvons donc économiquement nous passer des autres continents et construire un système d'échanges pertinent combinant prospérité et sécurité sociale. C'est d'ailleurs ce qu'on a appelé les belles (mais lointaines) 30 glorieuses.
    Les américains eux-mêmes, en 1945, ont suivi la voie de la raison... jusqu'à et l'élimination politique du vice-président Henry Wallace et l'avènement des banquiers et de wall street.

    Election, piège à cons ! Oui, car elle exploite la bêtise humaine. En quelques subtiles messages marketing et quelques millions d'euros, vous pouvez mettre au pouvoir le premier crétin venu. Et ces millions d'euros sont versés par ceux qui veulent conserver "la main" qui n'a plus rien d'invisible...
    Si le vote n'est pas une solution efficiente, peut-être faut-il penser à d'autres modes de nominations de nos dirigeants... Ou faire le job nous-mêmes...

  • Invité (Charly Alouest)

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    @gouacide. Je ne pense pas que le libéralisme ai jamais été pratiqué en France. On confond totalement libéralisme et financiarisation de l'économie. Les deux choses ont surtout à voir lorsqu'on veut faire gober au bon public une doctrine collectiviste pleine de bons sentiments (Dont on sait l'hypocrisie). La France vit depuis 30 ans dans une économie ou la concurrence existe de moins en moins et ou l'état ponctionne toujours plus pour un service dont la qualité est en baisse constante. Ou les grandes entreprises sont largement aidées et protégée par l'état (collusion d'interets personnels souvent), ou les "patrons" jouent toujours avec l'argents des autres sans aucune prise de risque personnelle. Je pourrais continuer longtemps. Tout ça n'a rien à voir avec le libéralisme et beaucoup plus à voir avec une économie planifiée (Moddèle qui à toujours conduit à l'impasse, voir auxx drames humains). C'est un système ou le keynésianisme est la règle (Je devrait dire l'excuse ) Règle d'autant plus suivi par nos gouvernant qu'elle ne nécessite aucun courage, aucun effort de gestion, aucune capacité à créer de la valeur. Elle fait progresser l'assistanat et ce faisant la perte de conscience de ce que devrait être la citoyenneté.
    Je veux bien que le libéralisme soit une impasse... encore faudrait il savoir de quoi on parle. Et vous avez compris dans mon propos que cette idée n'est ni de droite, ni de gauche. Ce concept qui sclérose (et abaissent ) complètement le débat politique en France.

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LECTEUR ANONYME ( INVITE )

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