Vendredi, Novembre 24, 2017
   
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Bâbord, tribord et... timor.

Bâbord, pour gauche, Tribord, pour droite et Timor, pour timoré !

Cet article figure à la rubrique humeurs, mais, là et en cette occasion, il s'agit surtout de mauvaise humeur. Il y a quelques jours j'ai fêté mon anniversaire, ça, vous vous en fichez, mais je me suis rendu compte que, depuis le temps que j'ai le droit de voter et d'exprimer une opinion, cela fait plus de quarante ans que j'entends les mêmes discours politiques, et ça en devient déprimant. Quarante ans que l'on nous propose les mêmes recettes et les mêmes ficelles, alors que l'on a eu sous les yeux tant les réussites que les échecs de doctrines que certains veulent encore nous vendre.

Nous sommes face à une crise majeure, une crise qui risque fort de reléguer celle de 1929 au rang de simple trou d'air, car celle-ci concerne autant l'économie mondiale que notre économie européenne et sa monnaie, et nous entendons les diverses forces politiques, dites responsables, s'opposer sur du marketing électoral en vue de 2012. Nous les entendons être pour, ou contre, des primaires au sein de leur parti, tous souhaitent l'union, mais sous leur bannière, ce qui nous mène à autant de partis qu'il y a de candidats potentiels. Chacun tente de se trouver un petit bout d'opinion laissé vacant, au lieu de s'en faire rejoindre au nom d'un charismatique ... "qui m'aime me suive".

Comment peut-on tenter d'hypnotiser à ce point la population avec un nouvel opium du peuple, la coupe de football de 2016, comment et par quel décalage avec nos problèmes quotidiens peut-on voir une Ministre entamer une danse de sioux à la seule annonce du choix du pays qui allait héberger cet opium. Que ceux qui vont perdre leur emploi entre temps se rassurent, ils vont, certes, devoir se serrer la ceinture pendant six ans, mais, après, tout leur sourira et, rappelons que ne pas manger à sa faim est bon pour la santé. La France va être en pleine forme... dans six ans.

Il est vrai qu'à observer ce que les informations télévisées semblent tenir pour prioritaire, il y a fort à parier que, si on est en guerre un dimanche, on le saura après les résultats sportifs. Pourvu que la France gagne la coupe du monde, nous reporterons de quelques mois le risque d'une Révolution.

Pourquoi "timor" ? Car, pas un seul de nos hommes politique n'a le courage de taper du poing sur la table, de dire "ça suffit", en tous cas avant que la population ne le fasse, pas un n'a le courage de dire, chiffres à l'appui, ce qui ne va pas et ce qu'il faut impérativement corriger, et très vite, pas un n'a le courage de proposer une union sacrée des divers courants, au moins le temps de s'accorder sur les remèdes, dans notre intérêt à tous. Bien sûr, ce serait pointer du doigt les erreurs des gouvernants précédents et cela ne se fait pas. Quel dommage, alors que, si n'importe qui peut s'assoir sur une fourmilière, seul l'imbécile recommence.

Tout le monde se souvient du sketch d'anthologie de Pierre Dac et Francis Blanche avec son fameux "...il peut le dire...", or nous apprenons, aujourd'hui, que quelques ministres "...seraient prêts..." à réduire leur salaire. Alors, s'ils sont prêts, qu'ils le fassent et servent d'exemples !

Quant à Brice Hortefeux et à sa condamnation, que le Socialiste qui avait souhaité quelques "blancos" de plus dans le décor ne lui jette pas la première pierre et, bien plus grave, la plainte du MRAP ne va avoir qu'une seule conséquence, celle d'apporter de l'eau au moulin des listes Frontistes et je ne suis pas certain que ce soit, à la fois, très adroit et le but recherché.

Messieurs, à l'avenir, ne plaisantez que sur des "individus de type Caucasien", c'est sans risque.

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