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24 oct 2016, Loi Roux-Combaluzier

La Loi Roux-Combaluzier.

Cette célèbre loi, très connue dans le milieu politique, ne consiste qu'à "renvoyer l'ascenseur" et, le moins que l'on puisse dire, c'est que nous assistons à sa pleine et entière mise en application dans le cadre des Primaires de la Droite, du Centre et... de la Gauche, car il ne faut pas oublier cette dernière.

Reprenons, un peu, la chronologie de l'histoire et elle est aussi limpide qu'un épisode de "Plus Belle la Vie".

  • Élection Présidentielle de mai 2012, François Bayrou appelle à voter pour François Hollande et celui-ci est élu. Certes, je suis infiniment plus convaincu par le poids de l'électorat immigré dans ce résultat que par celui du MoDem, mais le geste n'en demeure pas moins hautement symbolique.

  • Le 30 mars 2014. Après ses deux précédents échecs aux Municipales, en 1989 et 2008, François Bayrou, cette fois, remporte le second tour des municipales avec 62,95% des voix mais tout en bénéficiant du "soutien" d'un certain Alain Juppé.

  • S'écoulent, alors, quatre ans et demi d'un mandat présidentiel calamiteux et, si François Mitterrand, en son temps, était parvenu à tuer le Parti Communiste, rendons hommage à François Hollande pour avoir fait mieux encore en pulvérisant son propre parti, au point qu'après un "tout sauf Sarkozy" qui perdure depuis 2012, un "tout sauf Hollande" apparaît à six mois de l'élection présidentielle, y compris au sein de ce qui reste du Parti Socialiste.

  • Primaires Ouvertes de la droite ET du centre. Des primaires tellement ouvertes qu'elles en deviennent béantes, au point que, si notre brave Juppé semble le grand favori des sondages, des médias ou d'une gigantesque opération d'hypnose collective, on pourrait, à fort juste titre, commencer à se demander de quelle frange de l'opinion il l'est réellement.

  • Fin octobre 2016. Le résultat de cette Primaire semble tellement acquis qu'une certaine éventuelle-possible-envisageable-concevable participation de notre bon François du Béarn semblerait se profiler à l'horizon... Voila, c'est fait, l'ascenseur est en cours de renvoi.

J'hésite entre Coluche et Pierre Desproges, mais l'un des deux avait eu cette phrase "il ne faut pas prendre les gens pour des cons ! Mais il ne faut pas oublier qu'ils le sont".

 

27 juin 2016, Quel Weekend !

Quel weekend ! Un cauchemar !

Incroyable, depuis le vote Britannique, tout a foutu le camp ! Tout !

J'ai cherché, en vain, de la crème anglaise, des cigarettes anglaises, des capotes anglaises, des "petites Anglaises", du thé anglais, du whisky anglais... Rien, introuvable, tout a filé à l'anglaise !

Je passe sur un EURO2016 qui a failli voir la France éliminée dès la deuxième minute de jeu sur quatre-vingt dix, je passe sur une Irlande du nord qui songe à se rattacher à la République d'Irlande, celle du sud, une Écosse qui, de son côté, ne va sans doute pas manquer de faire sécession pour demeurer dans le giron européen, une "plaisanterie" qui prend corps à travers la proposition de Londres de devenir ville indépendante, des migrants de Calais qui, de fait, vont pouvoir migrer vers les côtes de la perfide Albion, un référendum au sujet de Notre Dame des Landes qui apparaît en faveur de la construction de cet aéroport, un vote Espagnol qui renvoie le parti Podemos en troisième position, un siège de la CGT saccagé par des individus cagoulés...

Je ne voudrais pas oublier l'apparition très novatrice de la notion de "pétition" dès lors qu'un résultat électoral ne convient pas à ceux qui viennent de voter. Peut-être aurions dû faire cela dès le 7 mai 2012... Je pense que c'est, effectivement, une idée à piocher qui n'est pas sans rappeler le célèbre "le Peuple a mal voté ! Changeons de peuple !"

Je ne voudrais, à aucun prix, négliger le plaisir que j'ai ressenti à entendre, là, brutalement, nos divers et nombreux hommes politiques reconnaître, bien des années après l'homme de la rue d'ailleurs, qu'une Europe à 27 était une grave erreur. Même Giscard l'a dit, alors s'il le dit, même tardivement, c'est qu'il a raison... après nous !

Mais, comme il faut bien positiver un peu, l'été, lui, a eu lieu pendant ce même weekend !

   

24 juin 2016, Manif interdite

Coup d'état.

CGT-Valls

Nous venons d'apprendre qu'un coup d'état avait eu lieu, en quelques heures, dans la matinée du jeudi 23 juin 2016.

Au terme de celui-ci et d'après nos toutes dernières informations, un certain Philippe Martinez aurait pris la Bastille et, donc, le pouvoir.

Version moderne des "sans culottes", les nombreux "sans dents", laissés pour compte par le pouvoir en place, auraient encerclé le bassin de l'Arsenal pensant y trouver des armes.

Il semblerait, mais ceci est une information à prendre au conditionnel, que les révolutionnaires s'en soient pris, dans la nuit, au bastion des contre révolutionnaires fascisants, à savoir les membres d'un groupuscule nommé CFDT.

Dès la prochaine parution de la Pravda, nous ne manquerons pas de tenir informés les lecteurs.

   

17 juin 2016, Primaire à Droite.

Primaire Les Républicains.

la cene

Nos journalistes ont été les seuls admis à la toute dernière réunion de Bureau du Parti "Les Républicains", hier matin, rue de Vaugirard à Paris. Ils ont donc été les témoins de la rencontre, devant un modeste petit déjeuner, de l'ensemble des candidats qui, aujourd'hui, sont au nombre de douze, bien qu'un treizième, très probable, ne se soit pas encore tout à fait déclaré.

Vous pourrez ainsi reconnaitre, de gauche à droite, non pas sur l'échiquier politique mais sur le cliché que nous avons pu nous rapporter, François Fillon, Bruno Le Maire, Jacques Myard, Geoffroy Didier penché sur l'épaule de Nathalie Kosciusko-Morizet, avec entre eux deux, Jean-François Copé puis un personnage central qui pourrait fort bien être Nicolas Sarkozy puis, à sa gauche, Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson, Nadine Morano et, tournant ostensiblement le dos au maître de cérémonie, Alain Juppé s'adressant à Frédéric Lefebvre et Henri Guaino.

Interrogés par nos envoyés spéciaux, aucun participant ne semblant vouloir endosser le rôle du célèbre Judas, force est donc d'en rester aux supputations. Ceci étant et d'après les bribes de d'informations que nous avons néanmoins pu obtenir et quelques petits indices, il semblerait qu'un seul un des convives partagerait avec lui l'initiale "J".

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé dès que nous aurons plus de précisions.

   

10 juin 2016, Un grand merci...

J'adresse, en ce jour, un grand merci à la CGT ! Un "merci" qui vient du coeur, croyez-le bien.

Cela pourrait paraître étonnant mais pas tant que ça et je vais m'expliquer.

En tout premier lieu, oser prendre l'EURO2016 en otage était le meilleur moyen de se rendre impopulaire alors que se contenter de bloquer l'économie n'avait aucune importance, au moins provisoirement, aux yeux de ceux qui n'avaient pas encore compris que l'action des "camarades" ne serait pas sans répercussion sur l'emploi, d'une part, mais aussi, par effet collatéral, sur leurs impôts. Que voulez-vous, il faut bien, un jour ou l'autre, payer les pots cassés !

En second lieu, force est de constater que notre bonne et vaillante CGT ne recule décidément devant rien pour rendre notre pays attractif, tant aux yeux des touristes et des investisseurs étrangers qu'à ceux des représentants du CIO. Souvenez-vous, en effet, que lors de la visite du Comité International Olympique en vue d'étudier le dossier Parisien de candidature pour 2012.... la capitale, elle, était paralysée par une grève totale des transports !

Une grève dont je laisse le soin au lecteur de trouver le nom de la célèbre centrale syndicale qui en était l'instigatrice, mais une grève qui a bien évidemment joué en notre défaveur avec, pour conséquence, l'organisation de ces jeux confiée à une autre capitale. Puisse notre brave CGT continuer ses actions de revendications, les mener avec le jusqu'au boutisme qui fait sa réputation, et parvenir, ainsi, à nous dispenser de l'organisation des JO 2024.

Camarade Martinez, je compte sur toi...

   

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