Mercredi, Juin 28, 2017
   
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La Présidence 2007-2012.

sarkozyS'il fallait dresser le portrait Chinois des trois premières années de ce quinquennat, il ne fait pas l'ombre d'un doute que l'une des définitions serait :

"... et si c'était un thème astral, ce serait Héritage Calamiteux, ascendant Scoumoune".

A moins de souffrir d'anti-sarkozisme primaire et viscéral, il faut bien reconnaître qu'il n'est pour rien dans le fait que, d'une part, notre Société ne se porte pas bien, et ce depuis bien plus d'années qu'il n'est Président, qu'elle campe sur des archaïsmes et des lourdeurs d'un autre âge, figée par une incapacité foncière à se remettre en question et que, d'autre part, "le nerf de la guerre fait cruellement défaut" puisque cela fait plus d'une génération que nous vivons au dessus de nos moyens, à découvert, en dépensant plus que nous ne pouvions raisonnablement le faire.

La toute dernière fois que j'ai glissé un bulletin dans une urne, c'était en 1995, pour l'élection de Chirac, la première. C'est, aussi, la première fois que je suis allé jusqu'à adresser un fax de félicitation à la seule adresse que j'ai pu trouver, celle du château de Bity, nous tournions le dos, ce soir là, à deux septennats Socialo-Mitterrandiens, il fallait marquer le coup !

Puis, quelque peu déçu à l'usage, je me suis mis en sommeil, voire même en léthargie électorale, sans toutefois quitter des yeux, à la fois, notre classe politique et l'électorat. Vu avec du recul, le jeu de rôle des uns et des autres est un fantastique exemple de psycho-socio-marketing mâtiné d'une forme de marché de dupes où les uns veulent un chèque en blanc et les autres donnent un chèque en bois, non signé par dessus le marché.

Après un septennat Giscardien, seul et unique président de la cinquième non réélu malgré le côté légitimiste des Français, puis ceux de Mitterrand et, enfin, le septo-quinquennat de Chirac, il était clair que nous étions à un tournant, au bout d'un système usé jusqu'à la corde, le muséum d'histoire naturelle de la Politique. J'ai donc suivi avec énormément d'intérêt la campagne présidentielle de 2007 tout en déplorant, cette fois, d'être hors de France pour les deux tours.

Tous les discours ! Je me suis farci tous les discours après avoir choisi, une fois pour toute, une chaîne pour être certain que, grâce au CSA, j'entendrais chaque candidat autant que les autres et j'ai décortiqué le programme et la personnalité de chacun des candidats. Sans vouloir vexer les autres, seuls François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy avaient des chances raisonnables d'accéder à la fonction suprême.

Dans cette campagne, trois points méritaient d'être relevés, tout en donnant un éclairage plus franc à ce que les électeurs, tous bords confondus, attendent et que les candidats, actuels ou à venir, devraient garder à l'esprit.

Le premier était que, quel que soit celui, ou celle, qui allait être élu, nous aurions, en gros, les enfants du Président sur les pelouses de l'Élysée et pas les petits-enfants. Nous descendions d'une génération et ça n'allait pas manquer de modifier le comportement Présidentiel et ce fut le cas, en effet, jusqu'à des publications People remplaçant parfois le Journal Officiel.

Le deuxième, lui, est que pour la première fois depuis des années, le Parti Socialiste s'engageait dans la campagne sans alliance ni programme commun de gouvernement avec le Parti Communiste avec, pour conséquence immédiate, la disparition quasi totale de ce dernier.

Le troisième et dernier point, non des moindres, est que nous avions un candidat décomplexé d'être de Droite, qui le revendiquait, persistait et signait, attitude qui a très probablement justifié, cette fois, tout à la fois son élection et la perte d'influence du Front National.

En ce qui concerne l'actuel Président, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Il hérite de caisses qui ne sont même pas vides, c'est encore pire, elles sont négatives et les donneurs de leçons d'aujourd'hui sont ceux-là mêmes qui les ont vidées, année après année, en appliquant des recettes qui ont fait la preuve de leur inefficacité et qu'ils prônent, pourtant, encore et encore. Par ailleurs, de l'avis même de certains de mes amis de gauche, il donne des coups de pied là où il le faut, au grand dam évidemment de ceux auxquels ils sont destinés et qui le font savoir au point de faire croire qu'il ne s'agit que de les stigmatiser. Ce n'est pas parce que le remède est amer qu'il n'est pas justifié ni utile, à moins de vouloir se trouver dans la situation dramatique et exemplaire de la Grèce.

Vieux dicton pied-noir : "à force de jouer au con, on tombe sur le cul."Exemplaire, en effet, car elle concerne un pays qui vit au-dessus de ses moyens depuis des années, tout comme nous, et, si les remèdes nécessaires concernent la population dans son ensemble, ils semblent surtout cibler les fonctionnaires dont la réduction du nombre et celle des salaires apparaissent, selon les critères du F.M.I. et de l'euro groupe, comme des conditions nécessaires au redressement du pays. Ces ressemblances avec la France devraient servir d'exemple ou d'inspiration à ceux qui, ici, sont les plus fermement opposés à toutes réformes au nom d'acquis sociaux intangibles.

Il est plus facile et moins douloureux de traiter une gangrène quand elle n'atteint que le petit orteil que lorsque tout le membre inférieur est concerné. Ceci étant, je comprends fort bien qu'il soit plus tentant de se fier au charlatan qui va garantir qu'il suffit de laisser du temps au temps qu'à celui qui envisage l'amputation. Mais, lorsque celle-ci ne peut plus être évitée et que tout s'est aggravé, on s'en veut d'avoir été crédule, mais on en veut encore plus à celui qui nous a, à la fois, fait perdre du temps et la chance d'une guérison.

Pour tout ce qu'il fait ou ne fait pas, dit ou ne dit pas, pense ou ne pense pas, bref pour sa seule présence, à part De Gaulle, dont tout le monde se réclame aujourd'hui, je ne me souviens pas d'avoir vu un Président aussi détesté et critiqué, surtout, d'ailleurs, par ceux qui semblent occulter la période 1981-1995 qui, bien que Socialiste, n'en fut pas, pour autant, ni sans tache ni irréprochable.

Aussi, sans être le porte parole de l'Élysée ni souhaiter entreprendre une carrière d'hagiographe, je vais, à partir d'aujourd'hui, au gré des inspirations et en fonction du temps dont je dispose, tenter de dresser avec objectivité et neutralité, donc en courant le risque d'être mal avec tout le monde, une liste des "tops et des flops" de notre Président pour ce qui concerne notre vie quotidienne et nos fins de mois, que l'on soit de Droite OU de Gauche.
 

Les Moins.

A surfer sur le Net, à visiter les blogs et à lire les commentaires sur Facebook, il semblerait que les moins soient largement majoritaires.

Ce qui me gêne et me laisse sur ma faim, c'est que l'on en reste au niveau viscéral, irrationnel et infiniment plus proche d'une littérature de gare que d'un  authentique, et étayé, "J'accuse" à la Zola que, dans ce cas, je serais heureux de relayer.

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Les Plus.

Parce "des plus", il y en a, malgré ce que ce tente de nous faire croire une opposition qui, après tout, est dans son rôle. Mais, ceci étant, elle est d'autant plus facilement dans son rôle que la mémoire collective étant très courte, de l'ordre de six mois, elle parvient à n'entretenir que ce qui ne va pas tandis que l'électeur, lui, a oublié le reste alors même qu'il en bénéficie. Jamais, autant qu'actuellement, certains nous montrent le Ciel, tandis que d'autres s'efforcent de ne nous laisser voir que le doigt...

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