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1er Juin 2016, J'aurais pu...

J'aurais pu...

J'aurais pu ironiser à propos de l'attitude irresponsable d'un syndicat qui, sous couvert de protéger les salariés, rêve de bloquer l'économie d'un pays tout entier au mépris de ceux qui ont, encore, du travail !

J'aurais pu faire de l'humour et laisser entendre qu'après l'Impôt Sur la Fortune, et pour répondre aux conséquences économiques désastreuses de plusieurs semaines de grèves et de blocages, le Gouvernement envisageait d'établir l'ISFP, l'Impôt Sur la Fortune du Pot !

J'aurais pu m'étonner de voir un Gouvernement, droit dans ses bottes, persister dans l'application d'une Loi en très grande partie vidée de sa substance !

J'aurais pu paraître stupéfait de voir un syndicat parvenir à mettre des bataillons de manifestants dans la rue à seule fin de lutter contre une loi qui ne les concerne, finalement, que très peu voire pas du tout !

J'aurais pu laisser entendre que l'on avait découvert un nouveau "Mur des Cons" au sein du siège de la CGT, à Montreuil. Une enquête aussitôt diligentée avait formellement établi l'aspect anodin de cette affaire puisqu'il ne s'agissait que de Selfies !

J'aurais pu m'étonner qu'en dépit d'un État d'Urgence, dûment reconnu et prolongé, les rassemblements, attroupements, défilés, manifestations et diverses "nuits debout" aient pu néanmoins tenir le haut du pavé et faire les une des médias depuis des semaines !

J'aurais pu estimer que, finalement, nos terroristes présumés étaient bien plus gentils et urbains qu'on voulait bien nous les décrire puisque pas un seul n'a ( encore !? ) profité des nombreuses occasions pendant lesquelles nos forces de l'Ordre ne se consacraient qu'à à contenir des manifestants plutôt belliqueux !

J'aurais pu estimer qu'il tombait sous le sens qu'il puisse y avoir de très graves inondations dans un pays qui part complètement à vau l'eau, au point que François Hollande aurait, cette fois, eu raison de proclamer ... "tout baigne" !

J'aurais pu me tordre de rire en voyant ce même Président miser sur une éventuelle victoire de la France à l'Euro 2016 pour retrouver un minimum de popularité alors que, dans le même temps, les joueurs de notre équipe nationale tombent comme des mouches et que, sans doute pour créer l'ambiance, tant Karim Benzema que Eric Cantona affirment que Didier Deschamps serait raciste !

J'aurais pu m'inquiéter de manière dont nous allions bien pouvoir financer les cadeaux royalement offerts aux diverses composantes de l'électorat socialiste traditionnel puisque, à un an encore de l'élection, nous allons bientôt flirter avec quelques cinq milliards d'Euros, rien que depuis le début de l'année !

J'aurais pu supposer, un court instant, que tout allait bien en France puisque, ce matin même, la dernière trouvaille de nos responsables ne consisterait en rien d'autre qu'à faire figurer, dans le Code Pénal, le délit de "Racisme anti Pauvres". Que notre Président se rassure, dans le domaine de la correctionnelle les lois n'étant pas rétroactives, le qualificatif de "sans dents" ne pourra être pas être retenu !

J'aurais pu m'esclaffer devant la sottise de Nadine Morano affirmant que "la Gare du Nord, c'est l'Afrique" alors que, grâce au généreux projet de camp de réfugiés porté par Anne Hidalgo, la Gare du Nord sera, également, le Proche Orient !

J'aurais pu déplorer que mes amis, et parfois bien plus pour certains, de la célèbre et rayonnante rue Cadet, à Paris, ne soient pas autant des "bouffeurs d'Imams" qu'ils le sont de Curés !

J'aurais pu affirmer sans grand risque de me tromper que Cuba tournera le dos au communisme bien plus vite que nous ne saurons jamais le faire !

J'aurais pu me demander, après "Voltaire", quelle allait être la promotion de l'ENA que nous allions porter au pouvoir en 2017 !

J'aurais pu adresser mes compliments aux divers responsables de la COP21 pour un résultat aussi brillant et rapide dans la lutte contre le réchauffement climatique puisque, si l'objectif était une diminution de 2 °C à la fin du siècle, il a d'ores et déjà largement été obtenu dès le mois de mai qui a suivi !

J'aurais pu feindre de ne pas comprendre comment un pays comme le nôtre, pourtant bardé d'atouts, de richesses et d'inventivité, parvient à ce point et sans cesse à se tirer, non pas une balle dans le pied mais des rafales, tout en s'étonnant de boiter !

J'aurais pu... Certes, j'aurais pu si la désespérance de voir ce pays sombrer, année après année, à force d'être gouverné par "idéologie" mais sans idées, à force de cultiver son passé sans savoir ni oser se projeter dans l'avenir, à force de cultiver un "modèle social" dont il n'a plus les moyens depuis belle lurette, à force de préférer aider les chômeurs que de créer le terreau du plein emploi, à force de rester un Eldorado Social mais un Enfer fiscal et entrepreneurial favorisant le départ des jeunes diplômés, des "riches" et de notre matière grise, à force, surtout, de ne pas avoir le courage de pratiquer, depuis des dizaines d'années, autre chose que la "Politique de l'Agénésie Testiculaire" !

 

27 mai 2016, Trois rêves.

La situation actuelle du pays, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle n'est pas brillante, me fait perdre tout humour ou désir de simplement ironiser et me pousse à partager avec mes fidèles lecteurs mes trois rêves.

Commençons par le premier qui, hélas, pourrait fort bien ne pas être qu'un simple rêve. Sachant que les Français ont la maladie de se défouler au premier tour d'une élection pour, le cas échéant, se rattraper par la suite, je n'ai pas pu chasser de mon esprit la possibilité qu'au soir de ce fatidique premier tour, les résultats annonçaient un chiffre de plus de 50% des suffrages exprimés en faveur de ... Marine Le Pen !

Élue sans même un second tour ! Je ne le souhaite pas mais reconnaissez que, dans la situation de déliquescence de notre pays, cette éventualité n'est pas tout à fait impossible...

Allez, le deuxième. Futur Président ? Un clone réussi de Margaret Tatcher, de De Gaulle, de Golda Meir et de Reagan... La France aurait, peut-être une chance de redevenir un pays vivable, dynamique, entreprenant bref la grande nation qu'elle fut par le passé.

Le dernier, qui serait peut-être le plus souhaitable.

Imaginons un Président, élu au second tour en 2017, avec, comme d'habitude, 52 à 53% des voix mais qui, dès le lendemain, s'adresserait au pays dans les termes suivants.

"Je remercie les électrices et électeurs qui ont portés leurs suffrages sur ma personne mais je vous ai menti. J'ai menti pour être élu, comme beaucoup d'autres l'ont fait avant moi, mais, parmi mes promesses, celle de réformer la France, sera tenue et je vais m'y employer avec le gouvernement que je vais nommer, non pas dans les cent jours, mais dès demain.

Nous savons tous, depuis des dizaines d'années, quels sont nos points faibles et nos boulets que les multiples rapports de la Cour des Comptes n'ont cessé de pointer du doigt. Nous allons donc, en tournant le dos à une idéologie qui fut calamiteuse, redonner le goût du travail, le goût de l'ordre, le goût des devoirs tout autant que celui des droits.

Nous supprimerons les subventions aux divers syndicats. Il n'y a nulle raison pour que ce soient les contribuables qui financent lourdement des organisations qui, si elles ont eu leurs heures de gloire, fabriquent, maintenant et leur par jusqu'au boutisme, plus de chômeurs qu'elles ne protègent les salariés. Je ne souhaite, en aucune manière, leur disparition mais qu'ils retrouvent une représentativité liée aux nombre de leurs adhérents et simplement financés par les cotisations de ceux-ci.

Nous supprimerons, pour des raisons similaires, les monopoles syndicaux à l'image de celui du Livre-CGT ou des dockers. Il y aura des grèves, je n'en doute pas une seconde, mais, à chaque préavis, le gouvernement mettra en ligne, et consultable par tous, les salaires, avantages, horaires de travail, âge de la retraite de la corporation concernée afin que le peuple puisse juger de la justesse des revendications.

J'instaurerai la possibilité, pour ceux qui ont subi des préjudices pour faits de grèves, de s'associer pour intenter des actions de groupe à l'encontre de tout syndicat qui en aura été l'instigateur. Il incombera donc à la Justice de notre pays d'estimer s'il y a eu, ou non, "abus d'un droit" que je confirme, par ailleurs et formellement, appartenir à la Constitution.

Afin de réduire les divers prélèvements, nous réduirons les dépenses de l’État, seule et unique démarche permettant d'y parvenir. La réduction du nombre de Parlementaires et des Sénateurs sera, enfin, programmée et appliquée ainsi que la fin véritable du cumul des mandats.

Nous ferons en sorte de rendre au secteur concurrentiel tout ce qui peut l'être en tournant résolument le dos aux grandes vagues successives des nationalisations que notre pays a connu et qui n'ont plus, aujourd'hui, la moindre justification.

Dans le but d'offrir aux Français une information authentiquement pluraliste, je favoriserai la création et l'émergence de chaînes d'information télévisuelles à "ligne éditoriale" claire et affirmée donc dépourvue de cette pseudo neutralité que nous connaissons et qui a favorisé un politiquement correct interdisant toutes les opinions trop divergentes.

Les réformes seront faites, appliquées avec force, détermination et ténacité dans l'intérêt du pays et donc de tous les Français, sans exception. Elles porteront leurs fruits bien avant la fin de mon mandat présidentiel et, cette fois, je n'aurais pas à vous mentir pour être réélu.

Vive la République, vive la France."

Mon radio-réveil a sonné à ce moment de la conférence de presse. Dommage, je ne connaitrai jamais la suite des événements !

   

27 novembre 2015, Etat d'urgence.

 État d'Urgence(s).

democratie

Les démocraties sont fragiles, tout le monde le sait et ce n'est qu'exprimer une évidence que de le dire. Elles sont donc exposées, sans cesse, à des actes plus ou moins graves, plus ou moins fréquents, en leur sein ou extérieurs, visant à les déstabiliser ou à en perturber le fonctionnement.

Nous venons d'en vivre un d'une particulière importance et d'une sauvagerie incroyable. Il n'aura suffit que d'une huitaine de terroristes pour tuer 130 persones et en blesser plus de 350 !

Parmi ces derniers, nombreux sont ceux qui en garderont les marques et les séquelles, tant physiques que psychologiques, jusqu'à la fin de leurs jours.

Même s'il est toujours trop facile de réécrire l'Histoire, les signes avant-courreurs étaient pourtant présents depuis longtemps. Ne serait-ce que depuis l'attentat contre Charlie Hebdo, il était clair que nos ennemis avaient changé de registre et que l'on avait largement dépassé le cap d'une Marseillaise sifflée et huée, comme lors d'un mémorable match France-Algérie.

Jusqu'au vendredi 13 novembre 2015, les précédents attentats, car c'est oublier un peu vite tous ceux qui l'ont précédé, nous ont été rituellement présentés comme de simples et banals "actes isolés" commis par des "déséquilibrés". Hélas, le 14 novembre, notre sempiternel angélisme volait en éclat, laissant la France sonnée par une réalité qui lui sautait à la figure : nous étions "officiellement" en guerre... mais face à une "guerre asymétrique".

De nombreux oiseaux de mauvais augures ou, tout simplement, lucides, ont bien souvent tenté de sonner une forme de tocsin, mais pour se faire, aussitôt, lyncher par les médias et traîner dans la boue, confirmant le dicton par lequel "nul n'est prophète en son pays" ou, comme le disait mon pauvre père, "qu'il est difficile d'avoir raison avant tout le monde".

   

15 avril 2016, de TSS à TSH

De T.S.S. à T.S.H. !

conference-presse
Avec l'aimable autorisation de l'auteur

"L'essentiel n'est pas de gagner, mais de participer !"

Jeudi 14 avril 2016 à 20h15, en direct sur France 2, François Hollande a respecté au pied de la lettre la devise de l'Olympisme, puisqu'il a, en effet, participé à l'émission "Dialogues citoyens" !

Les mauvaises langues affirmaient, par avance, que le public "citoyen" n'en serait pas tout à fait un, qu'un tri avaient été effectué préalablement pour éviter tout débordement ou la plus petite question un peu trop insidieuse, qu'une syndicaliste aurait même été évincée de crainte de la voir rééditer son exploit d'il y a deux ans, sur le plateau des "Paroles et des Actes", et que l'ensemble du personnel de la chaîne avait étrangement reçu l'invitation "cordiale" de constituer le public...

Ceci étant, les quatre interlocuteurs finalement retenus ont montré qu'ils avaient, eux, les pieds sur terre en posant une série de bonnes questions, trop bonnes sans doute pour espérer quelques réponses de notre brave Émile Coué national.

Une petite critique en passant. Je déplore qu'un représentant du corps médical n'ait pas fait partie à ce panel, ne serait-ce que pour prédire, hors de toute idéologie, avec des exemples et des arguments techniques, la catastrophe économique que va provoquer la mise en place du "Tiers payant généralisé".

Je sais, l'argument en réponse est connu puisqu'il nous a été servi un bon nombre de fois, ne serait-ce que par Marisol Touraine, à savoir que c'était une promesse de campagne du candidat Hollande... La baisse du chômage aussi, rappelons-le !

Avant l'émission, je confesse avoir été quelque peu étonné par le lieu choisi, mais, aujourd'hui, si l'on s'en réfère à la cote de popularité de notre Président et à la chute vertigineuse de l'audience qui fut la sienne avec seulement 3,5 millions de spectateurs, soit la moitié du pire qu'il avait fait auparavant, le Musée de l'Homme était un choix tout aussi justifié que symbolique puisque le dernier représentant de l'espèce en voie de disparition que constitue " l'Homo Socialistus Solferinensis " va, très bientôt, y faire son entrée.

J'ai, par contre, ressenti une immense satisfaction à l'entendre reconnaître sa responsabilité, et celle d'un autre François avant lui, dans la progression du Front National. Nous étions fort nombreux à ne pas êtres dupes et à en connaître les motifs, mais le militant de base, lui, le pauvre, ne pouvait pas une seule seconde l'admettre. Maintenant, Camarade, tu le sais et ce que j'attends, avec gourmandise, c'est de voir ce que ces mêmes socialistes vont faire, d'ici à mai 2017, pour éviter de se faire coiffer sur le poteau électoral par la créature qu'ils ont créée de toutes pièces !

Je garde en mémoire l'appréciation de Martine Aubry, au terme du mandat de Nicolas Sarkozy, "il a abimé la France". Je pense qu'elle ne va pas manquer d'être encore plus sévère à l'égard de François Hollande mais, si elle se trouve à court d'inspiration, je veux bien l'épauler et lui souffler quelques idées.

En cinq ans à peine, nous sommes passés du T.S.S., acronyme bien connu de "Tout Sauf Sarkozy", à un T.S.H. qui, n'ayant plus de rapport avec l'activité de la thyroïde, signifie maintenant "Tout Sauf Hollande" et émane, comble du retournement d'opinion, de ses propres troupes et [ex]sympathisants.

Tout ceci pourrait être fort drôle, à l'image d'un moderne arroseur arrosé, si, entre un Parti Socialiste désespérément en quête d'un candidat et des "Républicains" qui en ont trop, nous ne nous trouvions pas dans une situation comparable à celle de la République de Weimar, avec le même risque qu'elle du grand saut vers un inconnu désagréable.

   

7 avril 2016, Je suis Macroniste !

"En Marche"....

emmanuel 

... Je marche !

Et je marche d'autant plus volontiers que ce photomontage était prêt depuis le 21 janvier 2016, c'est vous dire.

Pour ceux, d'ailleurs, qui connaissent ma page Facebook, je m'y définis comme "Ni de droite, ni de gauche mais ambidextre libéral" et c'est très exactement ce qu'il vient d'exprimer, hier soir, lors de son meeting à Amiens.

Certes, je pourrais lui en vouloir un peu d'avoir repris, à son compte, une définition personnelle que j'avais revendiquée, en janvier 2014, à l'occasion d'une entrevue, à Bercy, avec un collaborateur de Bernard Cazeneuve.

Mais qu'il se rassure, elle correspond à ce que je pense être la seule voie qui pourrait sortir la France de son immobilisme, de son incapacité à se réformer et d'une sclérose entretenue par une idéologie archaïque qui, au nom d'un soit disant "progrès" et d'acquis sociaux surannés, tuent dans l’œuf la plus infime velléité d’adaptateur notre pays à un reste du Monde qui a changé.

La France a besoin de sang neuf, de dynamisme, de réalisme et, peut-être surtout, d'en finir avec les "Politiciens de métier", eux-mêmes soumis au poids de leur "Parti" et de sa "ligne".

Une Nation ne se pilote pas par "idéologie" mais avec des idées et du pragmatisme. La drame d'une idéologie, quelle qu'elle soit, est que, par définition, elle ne peut, ni ne doit, évoluer ou s'adapter... les idées, elles, oui !

Bref, si Coluche conseillait d'être mal avec les moins nombreux, je viens de prendre le risque affiché, ouvertement, de tourner le dos à cet avis éclairé. Ceci étant, je ne revendique pas un grand courage puisque je suis intimement convaincu que nous serons assez nombreux à prendre ce risque.

 

   

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