Mercredi, Mai 25, 2022
   
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Un petit pas pour les baigneuses...

...un grand pas pour l'islam politique.

burkini
Avec l'aimable autorisation de l'auteur

En effet, depuis quelques jours, le burkini est autorisé au sein de la piscine de Grenoble. Je note que j'aurais dû éviter le mot "sein" et préférer la locution "à l'intérieur", mais c'est trop tard !

Une décision qui ne va pas manquer d'occuper les diverses associations militantes, favorables ou opposées, les médias, le Conseil d'Etat, quelques avocats et juristes en quête de publicité et tant d'autres qui ressentiront l'envie d'exposer leurs positions mais qui, tous, argumenteront sur le concept de "liberté".

Les uns l'estimant, par définition, "sans limite", tandis que quelques autres tenteront de rappeler qu'elle s'arrête à celle des autres avec un argumentaire qui les feront aussitôt clouer au pilori de l'islamophobie, du racisme, de la xénophobie et, bien sûr, du fascisme et d'une évidente Zemmourisation des esprits.

Des échanges de points de vues qui, je n'en doute pas une seule seconde, seront tout sauf sereins, respectueux, constructifs et bien plus proches d'une dissertation sur le sexe des anges qu'un rappel au fondamental que constitue l'aspect purement sanitaire du problème et qui, sous cet angle, devrait, avec un minimum de bonne foi, emporter l'adhésion de tous.

Je me suis, un jour, vu refuser l'entrée de la piscine de Trouville au prétexte que mon maillot n'était autre qu'un "boxer short", et parfaitement propre, je vous l'assure, néanmoins, je n'ai pas pu entrer.

Inutile de préciser que je n'ai pas fait d'esclandre, que je n'ai rien cassé et que l'A.D.B.S. ( la célèbre "Association de Défense des Baigneurs en Short" ndlr ) n'est pas venue m'épauler ni me prêter main forte. Que voulez-vous, à plus de 70 ans, on ne se refait pas, c'est interdit et, somme toute, les raisons invoquées me paraissent bonnes, alors j'en ai pris tout à la fois acte et mon parti.

Face à ce qui consiste, d'une manière ou d'une autre, à afficher "ostensiblement" son appartenance à une religion ou, pour le moins, à en respecter les préceptes, je me demande si je ne vais pas proposer à un de mes amis, curé de son état, d'en référer au Diocèse, avant un Concile, afin d'obtenir le droit, voire même le devoir, d'aller à la piscine et de s'y baigner en "SoutAqua ®", c'est à dire en soutane de baignade. Quant à nos bonnes soeurs, qu'elles se rassurent, je ne les oublie nullement, une cornette ad'hoc, la "SwimCornet ®", remplacera avantageusement le banal bonnet de bain puisqu'il demeure, lui, obligatoire pour les femmes.

 

 

Humeur ? Oui, mauvaise !

Une humeur de dogue !

Et elle mérite de figurer au sein de cette rubrique intitulée ... "Humeurs"

double-peine
Avec l'aimable autorisation de l'auteur

En effet, nous sommes, aujourd'hui, le 11 mai 2022 et mes fidèles lecteurs ne peuvent ignorer que je me suis fait agresser, comme bien d'autres d'ailleurs, dans le métro, un certain vendredi 17 juillet 2020, c'est à dire il y a bientôt deux ans. Les "petits délinquants", pour garder un terme élégant et politiquement correct, ayant été, eux, interceptés dans les deux heures suivantes et présentés à un Juge le dimanche 19 juillet.

Mais, si j'ai sauvé ma montre, mon téléphone, mes papiers et quelques autres petits objets personnels grâce à une défense qui m'a valu, le lendemain, les compliments de l'inspecteur enregistrant ma plainte, après avoir visionné la vidéo de cette agression, elle m'a néanmoins valu un court séjour aux urgences de l'hôpital Cochin, dans le rôle inhabituel du patient, pour y faire effectuer quelques "petits" points de suture.

Devant des douleurs de plus en plus intolérables de la région dorso-lombaire, une série de radios effectuée quelques jours plus tard a objectivé une fracture tassement d'environ 50% de la première vertèbre lombaire, autrement dit les douleurs étaient parfaitement justifiées et démentaient, ô combien, les propos lénifiant et hors sol de notre Garde des Sceaux selon lequel l'insécurité n'aurait été qu'une "sensation"...

... une sensation qui perdure encore aujourd'hui et dont l'intensité croissante, de mois en mois, vient de me contraindre à franchir un cap, celui de recourir aux antalgiques opioïdes à seule fin de pouvoir, encore un temps, soigner mes patients.

Pour l'anecdote et sourire un peu, ces deux charmants "bambins", bien qu'ayant été présentés à un Juge d'Instruction dans les 48 heures et être mis en examen ont, bien sûr, été relâchés dans l'attente de leur futur passage en Correctionnelle. Cette audience s'est tenue le 13 avril 2022 ( !! ) et ils y ont été condamnés... en leur absence pour la simple et banale raison que, faute d'adresses fixes, il s'est trouvé particulièrement difficile de les convoquer. C'est un peu ballot, non ?

Autrement dit, la machine Judiciaire a fonctionné, une Cour s'est réunie, une avocate commise d'office est venue défendre deux "absents", une peine a été prononcée mais, tout cela, inutilement, en pure perte, certes, mais aux frais de la Collectivité tandis que, dans cette comedia d'el arte, chacun a joué son rôle, et la morale est sauve.

Sauve ? Elle, oui car, en ce qui me concerne et en dépit d'une santé florissante, je me vois contraint de songer à revoir à la baisse une activité, quelque peu physique de kinésithérapeute, et peut-être même d'y renoncer, alors que je postulais à mourir comme Molière, en scène ! 

Pour ceux qui voudraient commenter cet article ou, éventuellement, d'autres, qu'ils sachent que j'ai remis en activité le lien "contact", au bas de chaque page, après avoir oeuvré pour éviter le flot de spam qui encombrait le serveur de courrier.

 

   

3 novembre 2021, Quelques précisions...

... qui me semblent nécessaires.

Arthur Schopenhauer, dans son extraordinaire art d’avoir toujours raison, reconnaissait que, lorsque tous les stratagèmes sophistiques, visant à sortir vainqueur d'un débat, avaient échoué, il ne restait plus que l’attaque ad hominem, l’enchaînement d’insultes gratuites et la violence verbale.

D'autre part, et d'après Damon Mayaffre, spécialiste de l'analyse du discours politique, le reproche que l'on a pu faire aux forces de gauche après guerre de manier, à tort et à travers, l'invective « fasciste ! », notamment en 1958 contre le pouvoir gaulliste dont, aujourd'hui, tout le monde se réclame pourtant, puise son origine dans la période de l'entre-deux-guerres.

En effet, la confusion et l'amalgame simplificateur, dans la pensée de gauche, entre mouvement réactionnaire, mouvement autoritaire ou mouvement fasciste est originelle et génétique ; elle a toujours été entretenue pour mobiliser face à un adversaire, réel ou supposé. Par simplification, par manichéisme et surtout faute d'arguments, le « fascisme » est souvent, dans une conjoncture donnée, l'ennemi à combattre, comme la « droite » ou la « réaction » le sont dans d'autres conjonctures.

Il faut, également, garder présent à l'esprit que les seuls deux authentiques, et revendiqués comme tels, fascistes du vingtième siècle ne furent autres que Benito et Adolphe, tous deux députés socialistes. Certes, ensuite, ils ont mal tourné mais, ceci étant posé, nos actuels "Antifas" feraient bien d'avoir une culture politique et historique qui leur fait cruellement défaut.

Arborer, sans vergogne, une volonté de défendre la "démocratie", et chercher tous les moyens possibles, violence comprise, pour interdire l'expression d'une opinion qui n'est pas la leur me rappelle les heures les plus sombres du Stalinisme, du Maoisme, du Castrisme, des Goulags, des asiles psychiatriques et des camps de rééducation.

Il est vrai qu'en français, le terme "défendre" possède deux sens. Le premier signifie "protéger", le second  "interdire". Nul doute que les mois qui viennent vont, à l'évidence, permettre de savoir laquelle de ces deux acceptions va l'emporter lors des débats auxquels nous allons assister.

   

26 mai 2021, Annus horribilis...

Comme pour nombre de mes compatriotes, l'année 2020 restera dans les annales... et, surtout, sous l'angle de l'exercice professionel !

En effet, résumons un peu.

Du 5 décembre 2019 au 20 février 2020, les franciliens subissent une grève des transports en commun qui a, très largement, contribué à décourager bon nombre de mes patients, surtout les plus âgés, de se lancer dans un véritable parcours du combattant pour envisager la moindre consultation...

... Puis, dans la foulée, et moins d'un mois plus tard, à compter du 17 mars, début brutal d'un confinement absolu, avec fermeture du cabinet, et ce jusqu'au 11 mai. Avec, bien sûr, pour conséquence d'interdire cette fois totalement au praticien que je suis de travailler et à la patientèle de venir se faire soigner...

... Quelques semaines plus tard, et bien involontairement soyez-en assurés, le 17 juillet à 17h, station de métro Concorde, je subis une agression violente qui m'a laissé, en guise de souvenir tenace, deux fractures tassement lombaires. Une agression qui a été diffusée quelques jours plus tard, au JT de 20h sur Antenne 2, au moment, d'ailleurs, où notre Garde des Sceaux nous garantissait que l'insécurité n'était "... qu'une sensation" ( sic )...

Lire la suite : 26 mai 2021, Annus horribilis...

   

12 mars 2021, persistance des sensations...

double-peine
Avec l'aimable autorisation de l'auteur

Huit mois se sont écoulés depuis mon agression dans le métro et je confirme à notre Garde de Sceaux que l'insécurité n'est rien d'autre qu'une "sensation".

Une sensation qui perdure encore aujourd'hui et qui n'est liée qu'à une broutille, à savoir deux fractures tassements vertébrales. Des atteintes osseuses qui, bien sûr, me gênent quelque peu dans mon exercice professionnel et qui me contraignent, certains soirs, à remplacer l'éventuel petit apéritif de début de soirée par un ou deux comprimés d'un antalgique opiacé.

Inutile de préciser que, si cette fâcheuse sensation perdure, qu'en dépit d'un dépôt de plainte avec constitution de partie civile, rien, à ce jour, ne semble bouger du côté de la Justice puisque je demeure dans la situation de la célèbre sœur Anne "ne voyant rien que le soleil qui poudroie, l'herbe qui verdoie et la justice qui merdoie"...

Il y a des années déjà, un de mes patients, tout jeune avocat, reconnaissait tristement que sans sanction, il n'y a pas de règle.

Il suffit, pour s'en convaincre, de constater à quel point, dès lors qu'il s'agit de punir l'automobiliste et évidemment pour son bien, l'éventail des amendes et des motifs correspondants nous fait basculer dans une discipline législative en plein essor, dans laquelle nos différents responsables gouvernementaux, en leurs grades et qualités, font preuve d'une imagination débordante et débridée qui ne consiste en rien d'autre qu'à mettre, sans cesse et pour tout prétexte, le Français en situation d'infraction potentielle : "l'infractiologie".

Ce qui est vrai et quotidien pour l'homme de la rue ne semble du tout le devenir dès lors qu'ils s'agit de ( prétendument... ) mineurs, dotés de la circonstance exonératoire d'être "isolés", et qui s'en sortent le plus souvent au rappel à une loi sur laquelle ils s'asseyent à répétition et plus que bien volontiers.

   

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