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27 mai 2016, Trois rêves.

La situation actuelle du pays, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle n'est pas brillante, me fait perdre tout humour ou désir de simplement ironiser et me pousse à partager avec mes fidèles lecteurs mes trois rêves.

Commençons par le premier qui, hélas, pourrait fort bien ne pas être qu'un simple rêve. Sachant que les Français ont la maladie de se défouler au premier tour d'une élection pour, le cas échéant, se rattraper par la suite, je n'ai pas pu chasser de mon esprit la possibilité qu'au soir de ce fatidique premier tour, les résultats annonçaient un chiffre de plus de 50% des suffrages exprimés en faveur de ... Marine Le Pen !

Élue sans même un second tour ! Je ne le souhaite pas mais reconnaissez que, dans la situation de déliquescence de notre pays, cette éventualité n'est pas tout à fait impossible...

Allez, le deuxième. Futur Président ? Un clone réussi de Margaret Tatcher, de De Gaulle, de Golda Meir et de Reagan... La France aurait, peut-être une chance de redevenir un pays vivable, dynamique, entreprenant bref la grande nation qu'elle fut par le passé.

Le dernier, qui serait peut-être le plus souhaitable.

Imaginons un Président, élu au second tour en 2017, avec, comme d'habitude, 52 à 53% des voix mais qui, dès le lendemain, s'adresserait au pays dans les termes suivants.

"Je remercie les électrices et électeurs qui ont portés leurs suffrages sur ma personne mais je vous ai menti. J'ai menti pour être élu, comme beaucoup d'autres l'ont fait avant moi, mais, parmi mes promesses, celle de réformer la France, sera tenue et je vais m'y employer avec le gouvernement que je vais nommer, non pas dans les cent jours, mais dès demain.

Nous savons tous, depuis des dizaines d'années, quels sont nos points faibles et nos boulets que les multiples rapports de la Cour des Comptes n'ont cessé de pointer du doigt. Nous allons donc, en tournant le dos à une idéologie qui fut calamiteuse, redonner le goût du travail, le goût de l'ordre, le goût des devoirs tout autant que celui des droits.

Nous supprimerons les subventions aux divers syndicats. Il n'y a nulle raison pour que ce soient les contribuables qui financent lourdement des organisations qui, si elles ont eu leurs heures de gloire, fabriquent, maintenant et leur par jusqu'au boutisme, plus de chômeurs qu'elles ne protègent les salariés. Je ne souhaite, en aucune manière, leur disparition mais qu'ils retrouvent une représentativité liée aux nombre de leurs adhérents et simplement financés par les cotisations de ceux-ci.

Nous supprimerons, pour des raisons similaires, les monopoles syndicaux à l'image de celui du Livre-CGT ou des dockers. Il y aura des grèves, je n'en doute pas une seconde, mais, à chaque préavis, le gouvernement mettra en ligne, et consultable par tous, les salaires, avantages, horaires de travail, âge de la retraite de la corporation concernée afin que le peuple puisse juger de la justesse des revendications.

J'instaurerai la possibilité, pour ceux qui ont subi des préjudices pour faits de grèves, de s'associer pour intenter des actions de groupe à l'encontre de tout syndicat qui en aura été l'instigateur. Il incombera donc à la Justice de notre pays d'estimer s'il y a eu, ou non, "abus d'un droit" que je confirme, par ailleurs et formellement, appartenir à la Constitution.

Afin de réduire les divers prélèvements, nous réduirons les dépenses de l’État, seule et unique démarche permettant d'y parvenir. La réduction du nombre de Parlementaires et des Sénateurs sera, enfin, programmée et appliquée ainsi que la fin véritable du cumul des mandats.

Nous ferons en sorte de rendre au secteur concurrentiel tout ce qui peut l'être en tournant résolument le dos aux grandes vagues successives des nationalisations que notre pays a connu et qui n'ont plus, aujourd'hui, la moindre justification.

Dans le but d'offrir aux Français une information authentiquement pluraliste, je favoriserai la création et l'émergence de chaînes d'information télévisuelles à "ligne éditoriale" claire et affirmée donc dépourvue de cette pseudo neutralité que nous connaissons et qui a favorisé un politiquement correct interdisant toutes les opinions trop divergentes.

Les réformes seront faites, appliquées avec force, détermination et ténacité dans l'intérêt du pays et donc de tous les Français, sans exception. Elles porteront leurs fruits bien avant la fin de mon mandat présidentiel et, cette fois, je n'aurais pas à vous mentir pour être réélu.

Vive la République, vive la France."

Mon radio-réveil a sonné à ce moment de la conférence de presse. Dommage, je ne connaitrai jamais la suite des événements !

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