Lundi, Décembre 11, 2017
   
Taille

Recherche

La Théorie du Curseur.

Je dédicace ce court article à Mesdames Eva Joly et Nathalie Arthaud ainsi qu'à Messieurs Jean-claude Mélenchon, François Hollande et Philippe Poutou puisque, comme toujours dans notre beau pays, le débat d'idées électorales se limite à opposer les éternels tenants du "plus d'Etat, plus de déficits, plus de Services Publics, plus de Fonctionnaires, plus de Social, plus d'aides, plus d'assistance, d'allocations et de redistribution" aux farouches partisans du "moins de tout cela". Bien après celle des "Anciens et des Modernes", notre contemporaine "Querelle" n'est autre que celle des "Plus et des Moins"... plus ou moins de prélèvements, bien évidemment.

En constatant que le quotidien le plus lu, même en cette période de Crise, continue d'être le journal l’Équipe, il m'a semblé évident que le meilleur exemple de la "théorie du curseur" était celui d'une équipe de football, car même le plus ignare des électeurs, y compris communiste, sait qu'une équipe de foot, c'est par définition onze joueurs, cinq à sept remplaçants et un staff qui, en ce qui concerne nos célèbres Bleus, du capitaine aux chargés de relations presse, en passant par l'entraîneur et les soigneurs, compte une vingtaine de personnes.

Nul ne pourra contester que, dans les faits et sur la pelouse, seuls ces onze joueurs font le match, le perdent ou le gagnent en justifiant ainsi leurs salaires, parfois démesurés, mais ils sont également les seuls qui, en fonction de leurs résultats, permettent de salarier un personnel que l'on pourrait être tenté de qualifier de "satellite".

La théorie du curseur... ou combien de satellites autour des onze planètes.


match de footL'équipe ultralibérale, sans aucun staff, rien, nada, que dalle, sans entraîneur ni remplaçant, si elle présente l'avantage de laisser l’ensemble des gains à ses seuls 11 joueurs, a toutes les chances d'entraîner une cacophonie de mauvais pronostic sur le terrain.

L'équipe communiste, à l'autre extrême, n'est plus constituée que d'un staff et, faute de joueurs, ne pourra prétendre, vous vous en doutez bien, qu'à des résultats inexistants.

L'équipe socialiste, à mi chemin des deux précédentes, et bien que comptant jusqu'à 50 remplaçants, 30 entraîneurs, 10 coach et 200 soigneurs ne laissera finalement toujours que les mêmes 11 individus faire le match sans pouvoir nous garantir qu'ils seront meilleurs que meilleurs, contrairement à ce qu'elle tente de nous faire croire en puisant dans une telle obésité ses critères d’efficacité.

L’effet pervers, mais somme toute très humain, qui risquerait d'en découler, serait que même en gagnant chaque match, les joueurs, démotivés de devoir partager les fruits de leurs performances avec trop de membres*, pourraient être tentés de quitter cette équipe pour aller jouer dans une autre, bien plus restreinte.

Bref, la tarte à la crème de l'idéologie est largement dépassée et le seul véritable choix consiste à placer au juste niveau le curseur représentant la part du "secteur productif" par rapport au "secteur adminstratif" puisque ce dernier est, au dynamisme économique, ce que sont les épices à la grande cuisine... indispensables, mais sans emporter le goût !

* toute ressemblance avec ce qui pourrait bien se produire à partir de mai 2012 ne peut être qu'une malheureuse coïncidence.

Participant à cette conversation

Ajouter vos commentaires

LECTEUR ANONYME ( INVITE )

0 / 3000 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir entre 10 et 3000 caractères
conditions d'utilisation.

Connexion