Mercredi, Octobre 28, 2020
   
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Burqa, le retour...

Maroc, burqa,prophète, essaouiraAllez, un petit quiz, pour changer. Où a bien pu être prise cette photo ? Sur un marché, ça c'est sûr, mais, plus précisément, dans quel pays ?

Allez, même sur la photo d'origine, pas une seule burqa à l'horizon...  donc elle n'a pas été prise sur un marché de la banlieue Parisienne.

Bonne réponse, même si c'était facile. Mais je ne vais pas vous laisser sécher plus longtemps parce que le choix, ensuite, devient trop large. Cette photo a tout bonnement été prise au Maroc, à Essaouira.

Or, et c'est important, le Maroc est un royaume dont le Roi est le descendant du Prophète, autrement dit, les Femmes du Peuple du descendant du Prophète ne portent pas la burqa.

Lourd de conséquences puisque cela tend à confirmer que la burqa est à L'Islam ce que Monseigneur Lefèbvre était au Catholicisme et qu'à ce titre, interdire le port de celle-ci ne devrait, en aucun cas, être ressenti par les musulmans de France comme une façon de stigmatiser l'Islam lui-même, bien au contraire. Réfuter Saint Nicolas du Chardonnet n'est en aucune manière un combat contre le Vatican, même par procuration !

Si l'actuel projet de loi prend, une fois n'est pas coutume, le problème par le bon bout, son symptôme, en créant un "délit de non-faciès", il n'empêchera pas la tentation d'une déclinaison identitaire du célèbre syndrome de Münschausen, qui, dans ce contexte précis et après avoir favorisé l'émergence d'un problème, consistera à s'ériger en victime de celui-ci, pour exiger qu'une solution lui soit trouvée... ou pas !

Si le problème du port de la burqa, ou de ses diverses déclinaisons, peut sembler réglé, celui de la polygamie reste entier et, là, je souhaite bien du plaisir à nos gouvernants car il ne faudra pas se tromper de cible. La solution à trouver doit-elle répondre aux multi-mariages, aux poly-maîtresses, ou à la prééminence d'un mariage religieux sur le civil et, donc, prendre en compte le rôle des Imams ?

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