Lundi, Avril 23, 2018
   
Taille

Recherche

Les risques de l'Angélisme.

" ... Mais comme mon dessein est d'écrire quelque chose d'utile pour qui l'entend, j'ai cru qu'il serait plus à propos de m'attacher à la réalité des choses qu'à l'imagination. Combien de gens nous ont donné des idées et des peintures de Républiques et de Principautés dont il n'y eut, ni n'y aura jamais d'originaux. Il y a si loin de ce que l'on fait à ce que l'on devrait faire, que tout homme qui réglera sa conduite sur l'idée du devoir des hommes et non pas sur ce qu'ils sont en effet, connaîtra plus vite la ruine que la sécurité. Car un homme qui voudra faire en toutes choses profession de vertu, périra dans la cohue des scélérats. C'est pourquoi tout Prince qui voudra conserver son État, doit apprendre à n'être pas toujours bon, mais à user de la bonté selon les circonstances."

Lire la suite : Les risques de l'Angélisme.

 

Ô ministres intègres...

" ... Choisir ses ministres est un article de fort grande conséquence pour un Prince : selon sa prudence, ils seront bons ou ils ne le seront pas. Le premier jugement qu'on fait d'un Prince et de son esprit, est fondé sur les gens qui l'approchent. .../... Lorsqu'un Prince s'aperçoit qu'un ministre pense plus à ses affaires personnelles qu'à celles de l'État, et que, dans toutes ses actions, il ne recherche que son intérêt, il faut qu'il pense que cet homme ne sera jamais propre au ministère et qu'il est impossible de se fier à lui. .../... ceux qui s'éloignent de vous par un dessein formé et par un principe d'ambition, vous devez les regarder comme des ennemis déclarés, étant certain qu'ils pensent bien plus à leurs intérêts qu'aux vôtres, et qu'ils profiteront de l'occasion pour ruiner vos affaires."

Lire la suite : Ô ministres intègres...

 

En avoir ... ou pas ?

" ... Un Prince se fait encore admirer quand il est un ami sincère et un véritable ennemi, c'est-à-dire, quand, sans aucun ménagement, il prend le parti d'un ami contre un ennemi, ce qui est bien plus avantageux que de demeurer neutre : car si deux de vos puissants voisins en viennent aux mains, ou ils sont tels que celui qui demeurera le vainqueur vous deviendra redoutable ou non. Dans l'un ou l'autre de ces deux cas, il vous sera toujours plus avantageux de vous être déclaré et de faire une bonne guerre ; car en ne vous déclarant pas, vous deviendrez toujours la proie du vainqueur, au grand contentement du vaincu, sans que vous ayez les moyens de vous défendre, ni même de vous plaindre. En effet, celui qui aura vaincu ne voudra point d'amis suspects qui ne l'aident pas dans les temps fâcheux ; et d'autre part, celui qui aura été battu, ne vous écoutera point, puisque vous n'avez pas voulu courir la même fortune que lui, les armes à la main."

Lire la suite : En avoir ... ou pas ?

   

Les procurations de pouvoir.

" ... Lorsque les grands ne se voient pas en état de résister au peuple, ils jettent les yeux sur quelqu'un d'entre eux, et lui défèrent la Souveraineté, afin d'assouvir à son ombre leurs appétits. D'autre part le peuple, se voyant opprimé par les plus puissants de l'État, tâche aussi de revêtir quelqu'un du pouvoir absolu, pour être protégé contre ses ennemis."

Lire la suite : Les procurations de pouvoir.

 

L'identité nationale.

" ... En conservant leurs anciens droits, ces peuples vivent en repos, parce qu'ils voient que leurs nouveaux maîtres ne changent rien aux coutumes établies. C'est ce qui se voit aujourd'hui en France, à l'égard de la Bourgogne, de la Bretagne, de la Gascogne et de la Normandie, qui sont depuis si longtemps sous la domination de la Monarchie : car quoique ces provinces diffèrent un peu, par le langage, des autres du Royaume, néanmoins, leurs coutumes étant à peu près semblables, les peuples se souffrent aisément les uns les autres..."

Lire la suite : L'identité nationale.

   

Page 2 sur 2

Connexion