Lundi, Juin 25, 2018
   
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La prime à l'inaction.

"... parce que, pour vous y maintenir, vous n'avez qu'à ne rien innover dans la manière dont vos ancêtres les ont conduits ; et pour le reste, temporiser dans les accidents qui peuvent survenir. Ainsi, pourvu qu'un Prince ne soit pas tout à fait sans conduite, il est assuré de conserver toujours son État, à moins qu'un voisin beaucoup plus puissant que lui ne l'en dépouille ; et même quand cela arriverait, il peut compter de rentrer en possession de ses biens, pour peu qu'il arrive de disgrâce au nouveau conquérant. ..."

Totalement injuste, j'en conviens, mais c'est comme cela. N'est-ce pas votre grand Charles de Gaulle qui, bien après moi, a énoncé que réformer était tout à la fois nécessaire au pays, mais électoralement suicidaire. Il est vrai que, lui aussi, s'est fortement inspiré de certains de mes écrits ou de mes thèses ainsi que j'ai pu le constater, en 1932, dans "au Fil de l'Epée" .

Vous ne pouvez que le toucher du doigt, de vos jours, avec la cote de popularité que conserve votre précédent Président dont le second mandat fut, comment pourrais-je dire, quelque peu sabbatique pour ne pas dire contemplatif.

Ainsi que je l'ai écrit également, et il y a déjà bien longtemps, "les hommes ne croient jamais qu'une chose nouvelle soit bonne, à moins qu'elle ne soit confirmée par une longue expérience".

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