Samedi, Mars 28, 2020
   
Taille

Recherche

L'Education nationale.

Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Musique, Astronomie...

arts libéraux, grammaire,cathédrale,chartres

Pour une population essentiellement constituée à l'époque de paysans plus ou moins illettrés, plutôt plus que moins sans doute, ces sept disciplines intellectuelles étaient le moyen d'accéder à la connaissance pour ne plus être " serf de la terre ".

En délivrant cette éducation et ces enseignements, l'Église elle-même s'y retrouvait puisque les fidèles, moins dépendants des récoltes ou des mises bas, pouvaient ainsi, plus facilement, se rendre à la messe le dimanche. Retour sur investissement assuré.

Allégoriquement visibles sur la plupart des frontons des cathédrales, lorsqu'elles n'ont pas été détruites à la révolution, et, pour des raisons tout à fait comparables, chères à certaines de nos associations philosophiques, la maîtrise successive de chacune de ces sept connaissances traduit le franchissement d'une étape supplémentaire sur le chemin de la connaissance.

Il est évident que l'ordre dans lequel ils apparaissent n'est en aucun cas le fruit du hasard, et que la porte d'entrée reste, en tout état de cause, celle de la "Grammaire", grammaire par laquelle il entendre lecture et écriture. Sans cette maîtrise, en trébuchant dès cette première marche, gravir la suite de l'escalier va être difficile, sinon impossible.

... des chiffres tellement lamentables que l'on ne souhaite pas trop s'en gargariser ...Or, actuellement, et à peu près officiellement, car ce sont des chiffres tellement lamentables que l'on ne souhaite pas trop s'en gargariser, 20 % des jeunes sont considérés comme illettrés, soit intégralement, soit pour n'en être restés qu'au stade du déchiffrage, ce qui va, de toutes façons, leur interdire le moindre autre progrès à part, peut-être, en musique.

Il y a quarante ans, lors de mes trois jours, le chiffre était estimé à 10 %... Il a tout bonnement doublé !

Il est bon de mettre en parallèle ce fiasco, extrêmement coûteux, avec le fait que nous parvenions, malgré tout et curieusement, à délivrer le BAC à 80 % d'une tranche d'âge... Ce pauvre BAC ne serait-il devenu qu'un concours auquel sont reçus, non pas ceux qui ont une note suffisante, ce qui serait logique, mais 80 % de ceux qui s'y inscrivent, aidés en cela par toutes les déclinaisons des options possibles et imaginables. A quand une option flipper... SMS...  agit'prop voire grèves en tous genres, option qui aura sans doute les faveurs de l'examinateur.

Gardons en tête que l'éducation nationale n'en reste pas moins le premier poste budgétaire de l'État français, c'est exorbitant pour faire si mal, et ce rapport qualité-prix calamiteux vient d'être pointé par la Cour des Comptes.

Mesdames
et messieurs les enseignants, quand redeviendrez-vous des professeurs ou, peut-être même tout simplement, des maîtres et quand accepterez-vous de vous inspirer, au moins un petit peu, de ce que font les autres pays en terme de programmes et de rythme scolaires ?

Connexion