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L'immigration, le grand cirque des partis.

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La politique de l’immigration fait le bonheur de la gauche, elle adore la “diversité”, mais on n’entend jamais la droite mettre le doigt où ça fait mal. Jamais. Et pour cause.

Ca veut remettre en cause Schengen, à coup de tambour et d’index vengeur, mais Schengen, c’est quoi au juste ? Trois articles du TFUE (traité du fonctionnement de l’union européenne) et ces trois articles, si vous voulez les changer, les abroger, les démolir, faut négocier et avoir la majorité.

La France représente 1/27 eme de l’Europe, vous y croyez, vous, à une majorité en représentant si peu ? Eventuellement en croyant au Père Noël, et encore, c’est pas gagné.

Le cirque de l’immigration, c’est d’abord cette peur à ne pas aborder le sujet qui fâche, l’Europe.

Extrait du livre Comment Sortir de l’Europe Sans Sortir de Table et comprendre que les flux d’immigration sont prévus, planifiés, encouragés et légiférés par l’Union Européenne. Dans ce passage, c’est un dialogue qui fleure le bon sens entre Ginette, la cuisinière amoureuse et Gérard, l’homme qui se pose des questions après avoir lu le TFUE.

MENU N° 5

Maîtriser les flux migratoires pour ne pas déstabiliser la société française ni les sociétés des pays d’émigration

Entrée chaude : biscuits chèvre-romarin.

Plat principal : estouffade de boeuf aux olives, assortie de cocos de

Paimpol et girolles

Fromage : Abbaye de la Pierre-qui-Vire

Dessert : crème brûlée au sirop d'érable

Boisson : Château Bellevue La Forêt Rouge 2006, vin rosé

« Je reviens du marché. Je me serais cru en Afrique noire parfois, au Maghreb souvent et quelques fois à Kaboul.

— Tu connais Kaboul, toi, bellissima ?

— Non, c’est une expression pour te dire que je n’étais plus en France l’espace d’une heure.

— Si ce n’est que l’espace d’une heure fait passer ce moment comme une virée exotique. L’immigration est un sujet extrêmement délicat. On oublie que cet afflux, non plus de personnes, mais de populations, crée des problèmes chez nous et dans les pays d’immigration. Certains pays se vident de leur substance, de leur force de travail, de leur jeunesse, s’assèchent comme un fût de bière un soir de match de Tournoi des Six Nations.

— Plus il y a d’immigration chez nous et plus ces pays qui se vident prennent du retard. Nos politiques ne veulent pas le comprendre. En faisant preuve de générosité à accueillir ces populations, nos dirigeants maintiennent la dépendance des pays migratoires à notre égard. Un paradoxe de générosité ou un calcul cynique voulu.

— Exactement. Je vais t’expliquer l’article 67, un concentré d’absurdités.

— Attends deux minutes et aide-moi à mettre le couvert, aujourd’hui c’est la fête de la table.

— T’as prévu quoi, ma dulcinée ?

— Entrée chaude : Biscuits chèvre-romarin. Plat principal : Estouffade de boeuf aux olives. Fromage : Abbaye de la Pierre-qui-Vire. Dessert : Crème brûlée au sirop d'érable.

— Que du délicat !

— Et il a prévu quoi comme bouteille, mon chevalier ?

— Un Château Bellevue La Forêt Rouge 2006, vin rosé, ça parle ?

— T’es parfait, t’assures et t’harmonises. Je sers l’entrée. T’en étais à

l’article 67, un condensé de fourvoiement selon tes dires.

— Oui, l’article 67 est une démence de vision politique, le genre d’article qui souffle sur les braises des partis extrêmes.

« Article 67 : L’UE assure l’absence de contrôle des personnes aux frontières intérieures et développe une politique commune en matière d’asile, d’immigration (...) qui est fondée sur la solidarité des États membres et qui est équitable à l’égard des ressortissants des pays tiers. Aux fins du présent titre, les apatrides sont assimilés aux pays tiers. »

— C’est extraordinaire, en général on dit « on assure les contrôles » et là, niet, on assure l’absence de contrôle ! Du jamais lu et entendu !

— Ton biscuit chèvre-romarin me déborde les sens et m’inonde de félicité.

— Toi, je sais comment t’euphoriser. T’en étais sur l’immigration vue par l’UE.

— Il y a l’article 77, un abattoir sans étourdissement, écoute :

« Article 77 : L’UE développe une politique visant à assurer l’absence de tout contrôle des personnes, quelle que soit leur nationalité lorsqu’elles franchissent les frontières intérieures. »

— Absence de tout contrôle, j’y crois pas...

— Ce n’est pas fini la rigolade, celui-ci finalise la ruine et exécute sur plusieurs générations. Voilà l’article 79, reste calme, il achève, le coup du lapin :

« Article 79 : L’UE développe une politique commune d’immigration visant à assurer une gestion efficace des flux migratoires et un traitement efficace des ressortissants des pays tiers. Le parlement européen et le Conseil de l’Europe adoptent les mesures suivantes :

  1. Les conditions d’entrée et de séjour ainsi que les normes concernant la délivrance par les États membres de visas, titres de séjour de longue durée, y compris aux fins de regroupement familial.

  2. La définition des droits des ressortissants des pays tiers en séjour régulier, l’immigrationclandestine, y compris l’éloignement et le rapatriement des personnes en séjours irréguliers. »

— En somme, les immigrés viennent quand ils veulent, s’ils veulent, on les accueille avec des droits et on n’a pas le choix, c’est ça ?

— C’est ça. Toute notre politique d’immigration est dictée, imposée par Bruxelles. On ne décide de plus rien, de qui rentre et qui sort.

— Le pays réduit à une auberge espagnole, un moulin aux quatre vents, une salle d’attente d’aéroport suffocant dans un dernier spasme de souveraineté. C’est affolant de prévoir le futur à travers ses articles.

— Souviens-toi, en juillet 2010, de l’expulsion de quelques dizaines de Roms de France avec 300 euros à la clé par tête de manouche. C’est Miss Reading, la Luxe en Bourgeoise, un sombre commissaire européen qui nous a tapés, nous la France, sur les doigts, pour nous rappeler ce qu’il ne fallait pas faire, en y ajoutant des sous-entendus de rafles de 39/45. Et devant une simple fonctionnaire, grise, terne, blême, blafarde et vitreuse, la France a plié les genoux.

— Je me souviens de cette allusion à la déportation. Ce n’est plus de l’audace de petit chef, c’est de l’inconscience de sous-gradée.

— Peut-être qu’elle ne savait pas que les juifs déportés ne touchaient pas 300 € par tête de pipe pour s’installer à Birkenau et finissaient gazés ou grillés. De l’inculture crasse et insultante aux victimes, de la manipulation idéologique agitée comme repoussoir à l’État Nation.

— T’énerve pas. On y va pour l’estouffade de boeuf ou on pleure sur la médiocrité de nos politiques ?

— Envoie l’estouffade. Surtout qu’au départ, notre président Sarkozy, pas encore à la tête de la charge suprême, mais seulement ministre du Dedans, a…

— Ministre du Dedans ?

— Ministre de l’Intérieur, a dit dans Le Monde du 18 janvier 2003, ouvre tes vannes audio, ça vaut son pesant :

« Voici 20 ans que la situation ne fait qu’empirer. L’augmentation massive du nombre de visas délivrés par les États de l’UE est à l’origine de l’accroissement illégal dans notre pays. Les visas Schengen de court séjour font l’objet de plus en plus fréquemment d’un véritable détournement de procédure. Il convient et le temps presse, de définir au niveau européen une politique de l’immigration, au mieux commune mais au minimum qui ne serait plus contradictoire. En la matière, les chantiers sont innombrables. Contrairement à ce que je lis trop souvent, l’Europe est un atout dans la lutte contre l’immigration illégale et en aucun cas un handicap. »

— Je ne comprends rien. Dans le même article, il nous explique que la situation ne fait qu’empirer à cause des visas Schengen et il finit par proposer une solution européenne sans remettre en cause quoi que ce soit.

— Ils sont forts, les bougres. Se plaindre des effets et faire le procès de la situation d’une cause tout en défendant cette même cause. C’est un art de dextérité sémantique à ce niveau-là. La mauvaise foi, c’est comme le cosmos, pas de début, pas de fin et toujours en extension.

— C’est bien ce que j’avais compris, il conclut le contraire de ce qu’il a expliqué.

— On retrouve cette façon d’expliquer pro-européenne sur l’environnement, l’industrie et dans tous les autres domaines étatiques.

— Si je saisis le mode de pensée des européistes : si ça ne fonctionne pas, il faut plus d’Europe, une autre Europe!

— Tu saisis vite. C’est exactement comme la construction du socialisme. Moins ça marchait et plus il fallait de socialisme.

— Tous ces politiciens refusent de voir, d’admettre les vices de la construction de départ. Après tout, c’est pareil dans un couple, non ? Mais pas le nôtre, hein, mon militant ?

— Notre couple, c’est l’Alsace et la Lorraine, indissociablement soudées.

— Fromage ?

— Fromage, c’est quoi comme ?

— Une petite merveille d’Abbaye de la Pierre-qui-Vire. Profitons-en avant qu’il soit interdit par Bruxelles pour une cause sombrement hygièno-administrato-idéologique.

— Je termine le sujet de l’immigration. L’Europe la favorise, elle a même créé la Blue Card, un copié-collé de la Green Card US. L’Europe organise le pillage des « highty educated professionnals » des pays du Sud.

— Pillage ? T’y vas un peu fort.

— J’y vais à la vitesse autorisée des radars de la pensée européenne. L’UE a décidé de faire son marché aux esclaves. Ça coûte beaucoup moins cher de piquer des ingénieurs tunisiens ou marocains qui ont 20 berges. On n’a pas à les élever et ça économise 20 années d’investissement.

— Investissement ?

— Éducation et formation, quand tu chiffres sur 20 ans, ça commence à faire bonbon comme mise de fonds pour qu’un gnard finisse avec un diplôme convenable. On les débauche et on leur donne une Blue Card, c’est ce que font les Américains. Du prêt à bosser pour diplômés tout frais sortis de l’école et qui n’a pas coûté une demi-baguette.

— À croire que tout est fait pour effacer notre pays de la carte et nos étudiants en premier.

— On avale tout sans brocher. On est devenus des oies à gaver, des obèses en surplus d’insignifiance, des globuleux de l’encaisse, des empâtés de la niaiserie, des ventrus chloroformés. On digère tout malgré nos gastros et on nous rabâche que c’est pour notre bien, pour la paix, pour notre avenir, pour notre richesse. Mais qu’est-on devenu ? Des éponges d’ignares ? Des lobotomisés des urnes ? Des bas du front de la cécité ? Des moutons en attente du boucher ? Des erreurs sur pattes ? Des poivrots du crétinisme ? Des sots stériles ? Des inconsistants périmés ? Des petites mains du CAC 40 ? Des cancres surannés ? Des têtes à dire oui ? Des délocalisés hors-sol ? Des perdus de vue ? Des séniles cupides ? Des…

— Chéri ?

— Des vaseux résignés. Il y a un dessert, chérie ?

— Crème brûlée au sirop d’érable.

— Veux-tu maîtriser les flux migratoires ?

— Oui, absolument.

— Alors il faut charcuter au broyeur l’article 67, piler au burin l’article 77 et démancher l’article 79 du TFUE.

 

Jean-Luc Mordoh
Auteur de "Comment Sortir de l’Europe Sans Sortir de Table"

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