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La tentation totalitaire (défendre Alain Finkielkraut).

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Dire que la France ne serait plus aujourd’hui un pays de liberté est bien sûr excessif. Nous avons une presse, des partis d’opposition, des sites et des blogs où chacun s’exprime et même des émissions de télévision où l’on peut impunément insulter un ministre !

La comparaison avec les dictatures où la moindre parole peut vous valoir de disparaître ou d’être jeté au fond d’une geôle ne tient pas la route. Cependant, nous sentons bien monter dans ce pays, même larvée, sous-jacente, implicite, discrète, un phénomène qui ressemble à une tentation totalitaire.

La banalisation de l’accusation d’être "réactionnaire" (par exemple envers la "manif pour tous") n’est pas un très bon signe. Dans l’histoire contemporaine, les dirigeants de pays totalitaires, URSS, Allemagne nationale-socialiste, Chine de Mao ou Cambodge de Pol Pot n’avaient de cesse de traiter de "réactionnaires" tous ceux qui s’opposaient à leurs sombres desseins. La pratique de l’insulte publique est également préoccupante.

Aujourd’hui, tout le monde accuse de "racisme" son adversaire politique comme jadis on fustigeait le "bourgeois". [Même les chantres, il y a peu de temps, de "l'inégalité des races", se mettent à traiter les autres de racistes!] Il y a aussi cet acharnement morbide à vouloir faire taire le dissident, l’opposant, le rebelle. Deux membres de la direction du parti socialiste viennent de porter plainte devant le CSA contre Alain Finkielkraut pour avoir, entre autres, prononcé les mots "Français de souche".

A ce niveau, je dois avouer que les bras m’en tombent! Un cran supplémentaire est franchi. Voilà que des apparatchiks d’un parti politique veulent interdire à un intellectuel de prononcer à la télévision certains mots ou expression. Pourquoi ? Uniquement parce qu’ils ne sont pas d’accord et que ces termes leur déplaisent.

La loi sanctionne "les incitations à la haine raciale", elle ne criminalise évidemment pas les mots, ni celui de Français, ni celui de souche. Auraient-ils la nostalgie du temps des hôpitaux psychiatriques où l’on enfermait les intellectuels qui s’écartaient de la ligne, du "droit chemin" ? Les censeurs d’Alain Finkielkraut violent ouvertement l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyens : "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi."

Ceux-là devraient avoir des comptes à rendre pour atteinte à l’un des piliers de la démocratie et de la République française: la liberté d’expression.

Maxime TANDONNET

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