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La "droitisation".

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Le mot « droitisation » est à la mode. Sur les ondes de la radio et dans les émissions politiques, on n’entend que lui. Le Figaro du 5 juin lui consacre une page entière. A quoi se réfère-t-il ? Assez peu paradoxalement aux questions économiques et sociales. La formule se rapporte aux grands enjeux de société. Or, elle est fausse sinon mensongère.

Qu’il y a-t-il en effet de « droite » à vouloir protéger les citoyens en exigeant une justice plus sévère envers la délinquance ? Qu’il y a-t-il de « droite » à dénoncer les excès d’autoritarisme des institutions de Bruxelles qui répétons le, n’ont plus aucun rapport avec la belle idée européenne ? Qu’il y a-t-il de « droite » à prôner une limitation réelle de l’immigration dans le contexte de 3,2 à 5 millions de chômeurs ? Qu’il y a-t-il de « droite » à vouloir préserver des valeurs auxquelles les milieux populaires sont attachés ?

Pourquoi ce concept de « droitisation » ? Fabriqué par le « microcosme », comme disait Raymond Barre, le microcosme médiatique, il vise à diaboliser la vérité, à maudire la volonté populaire. Il reflète le désarroi d’un parti socialiste en perdition aux commandes de l’Etat et qui n’a pas la moindre idée de la manière dont il va occuper les 4 années à venir. Il annonce sa stratégie à venir pour garder le pouvoir en 2017 : nourrir les complexes de l’opposition, lui interdire de penser et de réfléchir pour favoriser les « anti systèmes » et s’assurer grâce à eux une réélection, même ultra-minoritaire.

Mais le plus lamentable, c’est que le piège marche à merveille comme nous le voyons au quotidien avec les affres de l’UMP, son imbécile dérive fédéraliste et le triomphe du lâche « politiquement correct » dans ses rangs. Pour sortir de l'impasse actuelle, il faudrait voir émerger un nouveau rassemblement politique, sur le modèle gaullien, ni de droite ni de gauche, parlant sans haine et sans excès le langage du réalisme et de la vérité. Pour cela, il faudrait des leaders réunissant les quatre qualités vitales sur lesquelles je reviens souvent: une vision, un caractère, un sens politique et le désintéressement personnel.

Hélas, cela n'existe pas actuellement en tout cas, sur la scène politico-médiatique.

Maxime TANDONNET

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