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Un climat épouvantable.

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Comment le nier ? Un climat épouvantable règne en ce moment sur le pays !

- Rejet massif de la classe politique par l’opinion publique, en particulier des plus hauts dirigeants nationaux,
- Perte de confiance dans les institutions, en particulier la justice,
- Pratique de délation généralisée, admise, reconnue, et du lynchage à haute dose de personnalités,
- Détournements de la vie publique à des fins personnalisées, en particulier narcissiques,

- Soumission globale des médias et de la presse,
- Montée hallucinante des passions et du vote extrémistes, de droite comme de gauche,
- Dictature de la pensée unique, persécution morale de toute dissidence,
- Triomphe de la haine, du sectarisme, de l’intolérance, dans un pays déchiré, en pleine "guerre civile froide",
- Retour à l’incarcération pour motif essentiellement politique,
- Sentiment d’impuissance absolue de l’Etat, face aux drames de l’époque, chômage, insécurité, désindustrialisation,
- Pessimisme généralisé, surtout chez les jeunes, sentiment d’une absence de « futur »,
- Dissimulations, trucages des réalités, en particulier statistiques,
- Négation furieuse des valeurs, de l’histoire, des piliers de la société,
- Démission générale face au chaos, à la violence et la barbarie qui gangrènent la société française.

On cherche en vain des références historiques ou géographiques pour tenter de comprendre ce phénomène. Années 1780 ? 1930 ? 1950 ? Il n’en vient aucune à l’esprit. Soft totalitarisme ? Tyrannie douce ? A quoi bon vouloir mettre un mot sur une réalité nouvelle, sans précédent.

Aucun pays européen ne se trouve dans un tel abîme mental. Même sous l’ère Jospin ou aux pires moments de l’époque Mitterrand, nous n’avons jamais ressenti une atmosphère aussi délétère et violente à la fois. Les plus hauts dirigeants politiques du pays, aveuglés par la passion d’eux-mêmes, la fureur de l’idéologie, manipulé par mille groupuscules haineux, ne sont, il faut le savoir, absolument pas conscients de l’ampleur du malaise qui s’est emparé du pays. Ils vivent dans un autre monde, celui de leur nombril.

Que va-t-il en sortir ? Telle est la seule question qui vaille aujourd’hui ! « Le bien ne succède pas nécessairement au mal ; un autre mal peut lui succéder, et pire. » (Montaigne, Les Essais, livre 3, chapitre 9). Mais nul n’a la moindre idée d’un lendemain, synonyme d’inconnu.

Ne parlons pas du pire. Le meilleur ce serait, à la suite d’une crise effroyable, l’émergence de nouvelles élites dirigeantes, issues de la société civile, un renouveau de l’esprit public, de la conscience collective, une recomposition générale de la vie politique.

Maxime TANDONNET

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  • Invité (Daniel)

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    "Un climat épouvantable règne en ce moment sur le pays !".

    Pas faux...Voire simple constat d'évidence. D'autant plus désolant qu'il émane d'un ex-proche du pouvoir, dont la responsabilité et l'implication n'est pas nulle.

    Chacun le sait, ce genre de climat règle lors de toutes les crises. On pourrait toutes les lister, on y trouverait les mêmes points de convergence : Populisme, rejets en tous genres, jalousies de classes, négationnismes divers, et finalement, ce qui est "recherché" in fine, une démission générale.

    D'ailleurs, d'après C. Reinhart et K. Rogoff, 2 économistes spécialistes des crises, toutes les crises reposent sur un mécanisme commun : l’endettement (et le défaut de paiement qui vont avec). Ils indiquent que depuis les années 1800, les instabilités sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus graves?: Dettes extérieures, bulles financières et donc les faillites bancaires, etc...

    Alors, au delà de simple constat à la portée de n'importe quel écolier, il convient d'analyser les choses autrement. Quid des périodes fastes ? Ce sont TOUJOURS des périodes de reprise en main de l'économie par les états (New Deal, guerres nationalistes, période des 30 glorieuses...). Sur les bancs des facs, en cours d'Eco que j'ai fréquenté, nous apprenons très tôt que le retour aux crises est TOUJOURS dû à une reprise du pouvoir des banques privées, même de manière déguisée (Cf. la manière dont la Federal Banque Of America à spolier les américains... Ce n'était ni une Banque, elle n'était pas Fédérale (publique) et pas américaine puisqu'à visée mondiale).

    Notons que pratiquement 100% des crises financières à forts impacts sont d'origine américaine.

    Alors, on fait quoi ?
    - On continu à faire fausse route tout en sachant que l'on fait fausse route (Erreurs majeures d'appréciation sur le rapport austérité/désendettement, dettes uniquement dû aux intérêts illégitimes en matières de financement public, ...).
    - Ou on décide ENFIN un "New Deal" salvateur ?

    NB : Je n'ai pas de boule de cristal, mais les économistes sérieux et les historiens savent comme nous ce qui va se passer :
    - Pressage maximale des peuples,
    - Révoltes ou guerres,
    - New Deal Version 2,
    - Périodes fastes,
    - Et on laissera à nouveau les banques privées nous générer de nouvelles crises sont elles ont le secret.

    Le pire, dans ces crises, c'est que les banques, et plus généralement, le libéralisme forcené (pas le capitalisme...), ont le don de s'autodétruire fatalement. Quand l'Homme sera moins con, il aura compris cette notion simple et en tirera les conséquences à long terme.

  • Invité (Daniel)

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    Quand aux crises spécifiques européennes, qui se suivent et se ressemblent, qu'elles soient institutionnelles et monétaires, il convient de se référer aux promesses initiales et aux résultats des courses :

    - Euro (Exemple, le Courrier International) : "L’intérêt d’une monnaie transnationale est évident : elle facilite les affaires. Avant l’introduction de l’euro, l’analyse statistique suggérait qu’adopter une monnaie commune avait d’importantes conséquences sur le commerce, ce qui semblait augurer de vastes gains économiques".
    Bon, faisons les comptes. Ou sont les gains ? Ou est l'intérêt évident ? Le Courrier indique lui-même que selon les estimations les plus favorables, "les échanges entre pays européens ne sont que de 10 % à 15 % supérieurs à ce qu’ils seraient sans la monnaie commune. Ce n’est pas négligeable, mais ce n’est pas non plus un bouleversement". Cela vaut-il de sauver cet Euro tous les 3 mois ?

    - L'UE : Pourquoi les européens ne peuvent-ils pas contrôler démocratiquement leur BCE ? Pourquoi les harmonisations fondamentales ne sont-elles pas en œuvre, à commencer par la fiscalité ? Pourquoi les pays du "Nord" absorbent-elles les pays du "Sud" ? Pourquoi appelle t-on certains pays, les PIGS (les porcs) ? Pourquoi est-on soumis à l'Otan, alors que le Pacte de Varsovie a disparu depuis plusieurs années ? Pourquoi ne connait-on pas les institutions européennes, nos députés, le contenu des Traités... ? Pourquoi ne peut-on pas simplement évoquer l'hypothèse d'une sortie de l'UE ? Pourquoi existe t-il un chômage de masse en Europe et pas dans les autres pays développés ? Pourquoi avoir pérennisé la liberté total des mouvements des capitaux alors que l'on sait que cette pratique est génératrice de crises en série ? Pourquoi le pouvoir législatif est-il contrôlé par des organisations non élus ? Et tant d'autres questions...

    Cela dit, ne confondons pas "Union Européenne" et EUROPE. C'est bien l'Union qui pose problème. Chacun des pays européens n'a jamais été aussi fort que lorsqu'il vivait, en toute indépendance, ses périodes économiques fastes, loin des virus financiers (re)venus d'ailleurs.

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