Mardi, Décembre 11, 2018
   
Taille

Recherche

Commentez... Participez...

Les commentaires sont libres et ouverts à tous mais, si vous souhaitez participer plus activement en proposant des articles qui, eux-mêmes, pourront lancer des réactions, c'est très simple, il vous suffit de cliquer sur le petit cadenas noir, à droite, pour créer votre compte.

CHAPITRE 24 et 25.

Posté par le dans DES GAULOIS A TON SMARTPHONE.
  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 6531
  • 0 commentaires
  • Signaler cet article

Années 1946-1958, la IVe République, reconstruction et développement économique.

Après les évènements tragiques de 1939-1945, tout est à refaire économiquement. Tout.

La politique de sécurité sociale fait son apparition pour protéger et assurer à chacun un minimum de revenu dans les différents cas d’interruption d’activité professionnelle. Les organes de représentation des salariés sont institués dans les entreprises. Pendant ce temps-là, les colonies s’affirment et désirent, telle que la Constitution française le dicte, être souveraines et quitter le giron de la France.

Fallait s’y attendre. Liberté et égalité, cela ne tombe pas dans l’oreille d’un aveugle. Même les indigènes comprennent les principes intangibles de liberté. Je suis toujours étonné que les coloniaux de l’époque ne l’aient pas anticipé.

Ce que tu dois retenir : pas grand-chose, à part la Sécu. L’après-guerre, c’est toujours un immense souk.

CHAPITRE 25

An 1959 - La Ve République, la France reprend sa place dans le monde.

De Gaulle réussit à rétablir la grandeur et l’indépendance de la France. Un sacré boulot et pas que 35 heures par semaine. En passant, la Ve c’est l’élection du chef de l’État par le peuple, qu’il paye ou pas des impôts, femmes comprises.

À peine ses charentaises posées à l’Élysée, le président De Gaulle dit non à la volonté hégémonique de l’URSS, maintient la France dans le camp occidental, soutient Kennedy contre Khrouchtchev lors de la crise de Cuba mais s’oppose à la volonté dominatrice des USA de tout régenter. Dit non au traité de la CED (future Europe politique), non à l’engagement américain au Vietnam, non au commandement intégré de l’OTAN en 1966. Non à tout, au nom de la souveraineté française.

Charly, c’est Mister No.

Le Grand Charles, c’est un condensé de deux mille ans d’histoire, du Gaulois pur jus marié avec du Philippe le Bel. Pas le genre à déplacer facile.

Mais De Gaulle ne disait pas que non, il disait oui, aussi. Faut équilibrer, mon lecteur de la Ve, sinon tu passes pour un dictateur et là, tu connais la suite si t’as lu attentivement ma prose transcendée et pédagogique.

Oui à l’amitié et à la coopération avec tous les pays francophones, oui aux intérêts légitimes des USA, oui aux droits des peuples à disposer d’eux-mêmes avec le merveilleux discours de Brazzaville, oui à la Chine de Mao, oui à la coopération franco-soviétique.

L’amitié avec les Jaunes de Pékin et les Rouges de Moscou à l’époque, ça n’avait rien d’évident. Voire suicidaire. Mais Charly la French Touch, lui, savait ce qui était bien pour la Gaule, pardon, la France. C’est l’inspiration de François Ier.

De Gaulle confirme l’indépendance de la France avec l’explosion de la première bombe thermonucléaire en 1966. Juste pour montrer aux deux mastards de l’époque que le Frenchie ne sait pas faire que du camembert, planter des vignes et saper milord des mannequins. O.K., ça laissera des traces à Mururoa et en Algérie mais le monde n’allait quand même pas s’imaginer qu’on allait faire sauter la cocotte dans les Vosges, non ? Et pourquoi pas un essai grandeur nature place de la République ? Les essais, c’est toujours chez les autres. C’est comme ça.

Charly la Classe a rendu à la France sa grandeur et sa liberté. Il fut le Vercingétorix du XXe siècle, mais sans la défaite.

À son passif, il y a l’abandon de milliers de harkis qui s’étaient battus pour la France, refusant une indépendance algérienne inéluctable. Pour un chef de guerre, abandonner ses gars sur un terrain vague tout en connaissant sciemment leur sort, c’est-à-dire la mort assurée dans le meilleur des cas, c’est une tache noire dans la vie d’un général. Une faute patriotique. Incompréhensible pour un chef de guerre.

Désolé mon Charly, je t’aime mais je ne pouvais passer cela. Paix aux âmes des harkis et respect pour leur engagement. Amen. C’est dit, je continue...

Refuser les fausses fatalités de l’histoire, préserver l’indépendance de la France contre tous les empires, quels qu’ils soient, respecter la souveraineté du peuple, œuvrer pour la coopération avec le monde entier, Charles De Gaulle avait une stratégie pour la France et s’inscrivait dans le prolongement de plus de deux mille ans d’histoire.

Le grand Charles mourut un 9 novembre 1970, et quelque temps avant sa disparition, il eut cette pensée émise tout haut : « Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera, tôt ou tard, une source d’ardeur nouvelle après que j’aurai disparu. »

De Gaulle fut à la France ce que Moïse fut aux Hébreux.

Et que je t’ouvre la mer en deux, et que je te nique le pharaon du coin et que je te dessine ton futur et que bouge pas mon peuple, je vais te chercher la Ve République sur le mont Sinaï. J’en ai juste pour neuf ans et quand je reviens, le premier veau d’or que je vois, je le bute de sang-froid. C’est ça, Charly, un alliage de Gaulois et de François Ier, saupoudré de Philipe le Bel et farci avec de l’Auguste. Le tout recouvert d’un subtil nappage de saint Louis et de Louis XIV.

Voilà, mon lecteur attentif, voilà la fin de l’histoire de France jusqu’au dernier des grands leaders de notre pays. J’espère que t’as pris du plaisir et saisi la densité de notre histoire, de ton histoire.

Après de Gaulle ? Par grand-chose, je te fais un résumé à emporter sauce « bleu, blanc, rouge ».

Jean-Luc Mordoh.

 

La semaine prochaine, le CHAPITRE 26.

De 1970 à maintenant.

Notez cet article:
2
  • Aucun commentaire trouvé

Ajouter vos commentaires

LECTEUR ANONYME ( INVITE )

0 / 3000 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir entre 10 et 3000 caractères
conditions d'utilisation.

Connexion