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CHAPITRE 29.

Posté par le dans DES GAULOIS A TON SMARTPHONE.
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Audit sans anesthésie : notre souveraineté.

On va déjà faire un audit, un vrai qui ne cache pas les tumeurs sous le tapis du salon et les métastases à la cave. Un qui déchire le présent par sa lucidité flamboyante et cruelle. Un qui exhale de justesse, sans chloroformisation ou shoot de morphine idéologique, sans subvention ou gay pride associée. Un audit qui te ramène à la réalité en évitant le nez de clown et les ballons roses gonflés à l’hélium. Du vrai, du lourd. T’es prêt ?

Le premier point, c’est l’abandon de notre souveraineté monétaire et par déclinaison l’effacement de notre poids politique. Je ne vais pas une nouvelle fois te faire de la réclame pour un bouquin, "Comment sortir de l’Europe sans sortir de table" aux éditions labourdonnaye.com, mais l’euro, que l’on ne maîtrise pas, nous plombe, nous coule, nous fossoie, nous momifie.

Juste un regard de bons sens comme un coup d’œil de paysan qui jauge en moins d’une minute si la bête est malade ou pas, évalue son poids, perçoit son caractère, regarde l’état de ses dents et ressent sa susceptibilité. Mille et une informations que seul un cul-terreux pur jus sait décrypter sans avoir fait de longues études sur le sujet. 

Pareil pour nous, et sans être ministre des Finances ou avoir fait l’ENA, faut pas prendre le populo pour un veau d’élevage.

Avant, quand on avait le franc, "le libre", l’État battait monnaie et prêtait aux collectivités locales à 0 %, tandis qu'aujourd’hui, l’État emprunte sur des marchés privés à 2 % (au moins) d’intérêts. Peux-tu m’expliquer où est le progrès à augmenter notre dette par des intérêts que l’on pouvait éviter ? Je te pose la question, mais c’est une façon de s’exprimer vu que tu attends la réponse.

Et même si on devait garder l’euro, peux-tu m’expliquer, toi l’énarque qui sait tout, pourquoi un État ne pourrait pas emprunter directement à la Banque centrale européenne, la BCE. La Banque centrale européenne ne prête qu’aux banques privées qui nous "reprêtent" ensuite. Le carrefour incontournable qui nous coûte bonbon. Dis-moi, technocrate de lumière, l’Europe, c’est une conception pour les banques, c’est ça ?

Avec Philippe le Bel, tu l’as très bien compris, sans liberté monétaire, c’est se balader en slip au fin fond de l'Arctique à quémander un pull et une paire de shoes au premier phoque venu. C’est abandonner toute liberté politique, le cœur du pouvoir du pays, sa souveraineté, son présent et son futur à de sombres commissaires qui te méprisent et que tu n’as pas élus. C’est se faire sous-traiter la totalité de nos décisions, c’est une mise sous tutelle qui offre à Mémé France ses trois repas par jour et "Les Feux de l’amour" le matin. Le reste du temps, meurs en silence, on s'occupe de tout. Remember le traité de Troyes de 1420.

Si on n’a plus notre Banque de France pour gérer notre présent, peux-tu me dire comment on va assurer les demains ? Et notre avenir, on l’aborde avec un bâton d’encens, une tasse de thé vert tout en récitant des mantras en l’honneur d’une souveraineté perdue ? Fume, c’est du bruxellois...

Dans une de ses phrases restées célèbres, Philippe Seguin, un gars de droite fan du PSG qui a passé l’arme à gauche en 2010, le gonze pas le club, décrit la droite et la gauche comme deux épiciers qui se fournissent chez le même grossiste, l’Europe.

On peut difficilement mieux décrire la situation sans demander d’arbitrage vidéo.

On a donc perdu notre souveraineté monétaire et politique, la vision de notre futur.

Tu vois combien d’étoiles ? Douze ? C’est normal, elles sont sur le drapeau de l’UE.

Dans la logique d’un européiste, sous-traiter nos choix stratégiques, le transport, la justice, la défense, le social, les télécommunications, l’environnement, les services publics, car tout est pensé et acté de Bruxelles, absolument tout, est une démarche de prospérité. C’est comme s’il te démontrait que donner ton code et ta carte Visa allait t’enrichir.

Pour toi, mon lecteur, si t’as pas 5 euros à claquer pour mon essai, "Comment sortir de l’Europe sans sortir de table", va sur le Net, tape ... Traité du fonctionnement de l’Union européenne..., le TFUE, et télécharge le PDF mis à disposition. Là, tu mates relax les articles 3, 4, 5 et 6 et leurs déclinaisons, et tu verras que la seule initiative qui nous reste, c’est la liberté de choix de baptiser une rue piétonne ou de choisir l’emplacement d’une future crèche. Et je n’aborde pas les articles sur l’immigration, tu risquerais de te choper une rupture d’anévrisme. Du véridique, bro.

Le rêve européen a transformé la maison France en une maison de retraite. Voilà où on en est. C’est compote à tous les repas et Derrick à 16 heures 30. Après ces folies, c’est direct au dortoir.

En résumé de ce chapitre et de l’état de notre pays, ce que tu dois retenir : on n’a plus notre souveraineté politique et monétaire, faut pas qu’on s’étonne que nos leaders soient ramenés à de simples comptables en CDD.

Jean-Luc Mordoh.

 

La semaine prochaine, le CHAPITRE 30

Relevage de manches et mains dans le cambouis - Comment reprendre notre souveraineté

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