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CHAPITRE 35.

Posté par le dans DES GAULOIS A TON SMARTPHONE.
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Deux trois trucs à huiler pour aller plus loin, plus vite et plus haut.

 

Ce qui fait/faisait la force de la France, c’est son administration. On a même créé en France, une école unique en la matière, l’ENA, l’École nationale administrative. Les pays du monde entier nous envoient leurs ouailles pour qu’elles s'instruisent et apprennent le comment d’une administration pour leurs futurs fonctionnaires prêts à recevoir le sésame made in France. C’est dire notre lumière en la matière. On est en plein phare, là.

 

Nous sommes les champions du monde des gratte-papiers, le Brésil de la bureaucratie, le Ballons d’or des ronds de cuir. Au-dessus, c’est le cosmos. On ne dirige pas un État sans un minimum d’ordre, de rangement donc d’administration sinon c’est le camp de Roms coincé entre l’A6 et la N118 qui nous guette.

 

Une blague courante décrit l’entreprise idéale et performante en plaçant un Allemand à la technique, un Italien au design, un Anglais aux finances, un Américain au marketing et un Français à l’administration. Une caricature qui surligne les qualités de chacun.

 

L’État à partir de saint Louis a toujours eu une place prépondérante. C’est lui qui légifère, qui dirige, qui sanctionne, qui inspire, qui donne les grandes directions, qui protège, qui assiste, qui fabrique et qui crée. L’État, c’est le Plan sous de Gaulle, ces énarques qui prescrivaient une direction économique au pays et qui choisissaient une ou des voies à prendre, que cela soit au niveau financier, stratégique, d’infrastructures intérieures ou autres. L’État est la tête pensante, il est le guide et représente le pays, il est le grand tout. Mais ça, c’était avant, quand le monde roulait à bicyclette, que les fers à repasser étaient en fonte et que l’on utilisait le télégramme pour communiquer en urgence. Aujourd’hui, on va dans l’espace et on pense y installer des centres de vacances.

 

Ce qui fut une force est aujourd’hui, à mon humble avis, notre faiblesse, notre handicap moteur.

 

L’État est partout. Dans le Code du travail, c’est lui qui décide si l’on peut ou pas travailler le dimanche, si l’on peut se servir ou non de son véhicule de tourisme pour faire le taxi, qui norme et « re-norme » des métiers, qui contrôle la moindre richesse, qui dicte selon sa vision, son rythme et ses intérêts. Ainsi, les étatistes, qu’ils soient socialistes ou conservateurs, de gauche ou de droite, sont « résiduellement » hostiles à toute forme de libertés économiques et personnelles. Ils pensent que la liberté n’est possible que dans et par l’État. Ce qui fait aussi leurs affaires et leurs richesses de cimenter un statu quo.

Tu comprends très rapidement au vu des émoluments pourquoi des gars passent leur vie en politique, n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise mais légifèrent dessus. La politique, mon gars, c’est un sacré jackpot pour ton compte en banque, une aubaine financière. Et peu importe ton parti.

Donc, si l’on résume cet attachement aux prérogatives de l’État, on peut facilement écrire : que l’État soit et ma liberté fut. Amen.

C’est l’heure de l’inventaire, du ménage de printemps, de l’état des lieux.

Changeons de bible et allégeons l’inertie. On va tout d’abord diviser par deux le nombre de députés à l’Assemblée nationale. Nous avons cinq cent soixante-dix-sept députés pour un pays de soixante-six millions d’habitants. Sans compter les conseils départementaux, les conseils généraux, les conseils régionaux, les conseils de conseils et les cantons des cantons. Nous sommes devenus une fabrique de notables et d’élus. Diviser par deux le troupeau, c’est un minimum.

Nous avons en un siècle fait un saut quantique dans tous les domaines. Il faut bien évidemment garder la tête froide mais il faudra bien, à un moment, que l’on abandonne notre système actuel qui s’apparente plus à un Minitel débranché qu’à de la fibre optique.

Voici quelques suggestions, dans le désordre, d’abord sur le plan social :

Il faut remplacer les aides sociales par la charité privée. La solidarité ne peut être que volontaire, sinon ce n’est plus de la solidarité, c’est de la coercition pour les uns et de l’assistanat pour les autres. Et l’assistanat engendre une dépendance à l’assistanat, une addiction sévère qui ne donne plus envie de rebondir pour vendre son savoir-faire.

 

Chacun devrait avoir le droit de créer son école et de choisir ses méthodes d’enseignement ainsi que ses professeurs, sans devoir demander aucune permission de l’État. Mais par contre, on devra y enseigner l’histoire de France, des Gaulois à maintenant pour que chacun puisse y trouver sa place dans ce roman national. Mon livre fera parfaitement l’affaire. Pour les prix de gros, c’est sur demande.

 

Brûler le drapeau sera passible de 20 000 euros d’amende et de trois mois de prison ferme. On ne déconne pas avec ce symbole. Pour ceux qui récidivent, c’est un an de stage à Kaboul sous une burka pour récupérer ses points de citoyenneté.

 

Le rôle de l’État n’est pas de rendre les gens vertueux mais d’empêcher les agressions contre les personnes et leurs biens. La vente d’organes, de services sexuels ou de drogues à des adultes consentants n’impliquant aucune agression ne doit en aucun cas être interdite et punie. On légalise l’herbe qui rend benêt et on rouvre les maisons closes pour que nos chères demoiselles ne se les gèlent plus près du bois. Bien évidemment, elles seront déclarées, paieront des impôts et auront leur convention collective.

 

Chacun devrait avoir le droit de s’installer et de travailler, sans formalité. Les étrangers qui ont un contrat de travail en France devraient pouvoir y résider légalement. Un contrat de travail, c’est prouver ta plus-value et donner du sens au sein de la communauté.

 

Les couples devraient décider entre eux quelle forme donner à leur union, à l’éducation de leurs enfants, à la disposition de leurs biens pendant et après le mariage et ce contrat devrait être leur seule loi.

 

L’État ne devrait jamais censurer Internet, ni interdire les propos jugés choquants. Le rôle de la loi est de protéger la liberté d’expression, même quand les idées exprimées déplaisent à telle ou telle catégorie d’individus. Dit autrement, la liberté d’expression c’est entendre ce que tu n’as pas envie d’écouter. On supprime les lois dites « mémorielles », loi Gayssot, etc., qui créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent.

 

Certains lieux, comme les bars à cigare ou à narguilé devraient pouvoir rester fumeurs si leurs propriétaires le souhaitent. Qui c’est le patron de la casbah qui raque ses taxes et qui paye ses salariés, hein ?

 

L’État ne doit faire aucune différence entre les citoyens sur la base du sexe, de la religion ou de l’origine ethnique. Cela implique la fin de tous les dispositifs de discrimination positive, la fin des quotas dans les entreprises, la disparition des lois sur la parité homme/femme et la suppression des ZEP.

 

La parité homme/femme ou sur une base ethnique, c’est éliminer les plus faibles des meilleurs pour les remplacer par les meilleurs des plus faibles. Cela n’a strictement aucun de sens dans une logique de compétence. Aucun.

 

Au point où j’en suis, je continue mon envolée lyrique sur les libertés économiques :

 

Chacun devrait pouvoir travailler le jour, la nuit, le dimanche, s’il y consent. La liberté commence par ses compétences que l’on offre en échange d’un salaire.

 

La Constitution proclame que tous les citoyens sont égaux devant la loi. La puissance publique ne devrait donc pas faire des lois privilégiant ou défavorisant une classe de citoyens par rapport à une autre. Supprimons les aides aux agriculteurs, personnel à statut, quotas réservés aux jeunes, aux femmes, etc. Les subventions altèrent la concurrence.

 

Il n’existe pas de profit exagéré ni de perte exagérée. Chacun a le droit de gagner autant qu’il peut tant qu’il ne vole personne, de conserver cet argent, d’en faire don de son vivant ou à sa mort. Il a aussi le droit de le perdre, sans protectionnisme ni subvention de l’État. Cette mise au point sur les subventions, c’est pour la presse et ses millions d’euros annuels comme cadeaux pour maintenir des journaux qui ne sont plus achetés parce que chers et mauvais dans le contenu. Une boîte qui est mal gérée et qui vend des produits de basse qualité, quand elle dépose le bilan, tout le monde trouve cela normal. Voire sain.

 

La presse est un business comme les autres avec les mêmes règles. Fini de faire les danseuses, messieurs les patrons de journaux, devant monsieur État à vous trémousser avec votre première de couv pour récupérer votre billet. Vous vendez ou vous disparaissez.

 

Si deux parties sont d’accord sur un certain prix pour acheter ou louer un produit, un immeuble, un service, un travail, la puissance publique n’est pas mieux placée qu’elles pour leur dicter un autre prix ou interdire la transaction. Chacun devrait avoir le droit de construire, modifier, détruire sa maison, sans autre restriction que les accords qu’il aurait pu passer avec ses voisins. Faut juste respecter le cadre architecturale de la région si un cadre existe.

 

L’injustice de l’héritage n’est pas dans le don mais dans le fait que le donateur, selon le Code civil, n’a pas le choix du bénéficiaire : les enfants reçoivent obligatoirement les biens du défunt. Supprimons l’héritage. Faisons place au don, qu’une personne ait le droit de donner son bien à qui elle veut, de son vivant ou à sa mort, à un amant, une institution charitable, un musée, à ses enfants ou à l’État.

 

Tous les monopoles, courrier, énergie, taxis, transports, licences de téléphonie mobile, sont des privilèges cachés accordés par l’État à certains groupes. Il en va de même des subventions aux médias et aux associations. Il faut les supprimer. Aérons ces espaces professionnels et libérons les énergies.

 

Chacun devrait pouvoir choisir l’âge et les modalités de financement de sa retraite et son assurance santé. Certains services publics ou « biens publics », comme l’éducation ou la Sécurité sociale, doivent être privatisés et ouverts à la concurrence. C’est déjà en vigueur mais la majorité des Français ne le savent pas.

 

Notre Sécurité sociale a fait son temps. On peut être mieux soigné, mieux remboursé en échange de cotisations beaucoup moins chères que nos prélèvements obligatoires. Mais cette responsabilité individuelle va à l’encontre du dieu État, c’est la raison pour laquelle la majorité des citoyens ne savent pas encore qu’ils peuvent légalement se passer de la Sécurité sociale et choisir une autre protection. Si tu veux des infos, mon gars, viens me voir après la lecture de ce pavé.

 

La bureaucratie croît sans cesse. Le seul frein de cette prolifération cancéreuse est l’assèchement des ressources de l’État. L’État est un boulimique conscient, plus il en a, plus il en veut et peu importe le coût de son addiction à l’embauche de fonctionnaires. À croire que notre État désire que la totalité des Français travaillent dans la fonction publique.

 

En réalité, il n’existe pas de conflit entre la droite et la gauche. Dans un vrai régime de liberté, tous ceux qui souhaitent vivre selon les valeurs de la gauche ont pleinement le droit de le faire. Ils ont le droit de renoncer à leur héritage, de mettre en commun les moyens de production qu’ils possèdent, de verser leur salaire au parti. À charge pour celui-ci de distribuer ces sommes aux déshérités de la société, de subventionner les entreprises « créatrices d’emplois » et les activités culturelles favorites des dirigeants. Après tout, why not ?

 

De même, ceux qui croient aux valeurs de la droite, ont l’entière liberté de s’y tenir, de travailler dur, d’épargner, d’élever leurs enfants dans la tradition familiale et traditionnelle, de ne rien lire ni visionner qui soit contraire aux bonnes mœurs.

 

La question est pourquoi les uns cherchent-ils à imposer aux autres leur style de vie ? Pourquoi les socialistes ne sont-ils pas socialistes entre eux ? Et, de même, pourquoi les conservateurs ne laissent-ils pas ceux qui le souhaitent adopter d’autres valeurs ? Le conflit n’est donc pas entre la droite et la gauche, il est dans la définition de la liberté et la violence qu’elle génère.

 

Nos ancêtres se sont battus pour obtenir la séparation de l’Église et de l’État avec raison. La croyance religieuse est une manifestation de pure subjectivité et c’est un croyant qui te le dit, mon pote. Elle ne saurait donc légitimer une contrainte sur autrui. Mais la politique aussi est une affaire d’opinion, et on ne voit pas quelle raison objective nous permettrait d’imposer nos choix politiques à ceux qui ne les partagent pas, que ce soit par le vote ou par n’importe quel autre moyen. 

 

Séparons donc la politique de l’État, comme nous avons séparé l’Église de l’État. Arrêtons de vouloir forcer l’autre à vivre comme nous.

 

L’État taxe, ponctionne et impose. Si personne ne le contrôle, il mange et s’engraisse à l’infini. L’État a toujours faim d’impôts, il en est drogué. Sa façon de faire passer sa dépendance pour une vertu est d’affirmer que cet argent sert la communauté, le bien public. Le coût des routes, des écoles, des hôpitaux, des crèches, il nous la refile à chaque fois. Alors que nos écoles forment des crétins, nos hôpitaux sont systématiquement en déficit, les crèches sont toujours en manque, quant à notre réseau routier, ça peut encore aller. Mais toute cette vertu au nom de la sacro-sainte collectivité sociale sent la salade pas fraîche et la morue mal décongelée.

 

Pour te donner un exemple frappant de taxes, je t’invite à regarder ta fiche de paye, regarde-la bien.

 

Admettons que ton salaire soit de 1 200 euros net.

  • Ton patron aura déboursé 2 400 euros pour que tu les touches, tes malheureux 1 200 euros.
  • Avec ton salaire de 1 200 euros, tu paieras 120 euros d’impôts sur le revenu pour l’État.
  • Avec les 1 080 euros restants, il reste le loyer, le carburant, l’alimentation.
  • Tous ces achats sont soumis à une TVA de 20 % soit 216 euros.

Reste 864 euros.

  • Sur une base de 2 400 euros de départ, 66 % sont taxés par l’État.
  • Et 66 % sur cette démo, c’est du light. On peut aller beaucoup plus loin.

Et l’on te dit qu’il faut renflouer les caisses ? Que l’État est en déficit ? Mais qui taxe ? Qui prélève ? Qui gère ces rentrées ? Qui demande des efforts toujours aux mêmes ? Voilà un exemple de la lourdeur de notre système et par déclinaison, le fait que tu aies l’impression de vivre au ralenti ; 66 % d’énergie en moins, ça sent l’anémie, la crampe et la syncope par déshydratation.

 

Le savoir se diffuse tel un tsunami, là où avant nous étions supposés être incompétents avant d’aborder un sujet, nous sommes devenus supposés compétents grâce aux réseaux et la Toile.

 

À l’heure de cette grande métamorphose que nous vivons, tant technologique, sociale, de nos rapports avec les études, avec la hiérarchie, avec l’autre, avec l’espace, avec l’argent, avec la réussite, avec notre culture, avec notre propension à nous projeter dans le futur, et bien à cette heure-ci, il y a encore l’État qui freine mécaniquement des quatre fers pour que le monde aille à son rythme. Le sien. Ce qui devrait normalement être l’inverse.

 

Ce qui faisait la force de la France, son administration, son étatisme obèse devient notre infirmité aujourd’hui face à une révolution technologique qui se dépasse elle-même chaque mois. L’État est à notre vie de citoyen ce qu’une chaise pour handicapé est pour celui qui est dessus.

 

Libérons le travail et coupons en deux le Code du travail, énorme pavé de trois mille deux cents pages qui s’alourdit chaque année de cent pages supplémentaires, comme l’Etat, insatiable et jamais rassasié. Dans dix ans, cela va devenir impossible de recruter à ce rythme-là. L’exploit d’une embauche réussie sera récompensé par une médaille pour l’entrepreneur. On en n’est pas loin.

 

Libérons l'entreprenariat et divisons par deux les charges sociales. Un nombre grandissant de citoyens créeront leurs entreprises sans les multiples étapes actuelles qui découragent. Ils seront la richesse, créeront et dynamiseront le marché et les nouvelles technologies.

 

Certains vont me dire « Et les retraites ? » « Et les organismes sociaux ? » « Et les acquis sociaux ? »

 

Les retraites, comme pour tes soins d’ailleurs, tu souscris à une mutuelle privée. Cela s’appelle la responsabilisation de l’individu. Tu mets ton argent de côté pour tes vieux jours et tu adhères à une mutuelle pour te soigner. Arrête de compter sur maman État, prends-toi en charge.

 

Le temps de la mutualisation des cotisations arrive à sa fin. Pour plusieurs raisons. D’abord, ce système crée un déficit abyssal et il va bien falloir le combler un jour. Ensuite, c’est l’effet pervers de la générosité pour le bien commun, cela altère la volonté de prendre ses responsabilités. Après tout, que je sois malade, sans emploi ou sans rien, il y aura toujours un organisme d’État qui me soutiendra.

 

Ce qui est bien mais soutenir ad vitam æternam, c’est anéantir petit à petit les obligations de l’assisté. Même dans dix ans j’aurai encore une alloc, alors pourquoi me faire des cheveux gris pour demain ? Ce n’est pas une caricature mais un fait naturel et mécanique : les plus travailleurs paieront toujours pour les moins travailleurs et ce n’est pas l’État qui doit taxer le travailleur pour le bien commun mais l’État qui doit protéger ceux qui créent. Si tout le monde prend ses responsabilités, il y aura mécaniquement moins de pauvres donc plus de riches.

 

Éradiquons ce théorème en nous qui consiste à ne jamais revenir sur des acquis sociaux. Ce qui était bon hier devient une calamité aujourd’hui. À l’époque de mes grands-parents, la retraite était à 60 ans pour certains et 65 pour d’autres. Les pauvres retraités, à peine goûtaient-ils le plaisir de la pétanque en pleine semaine, à peine avaient-ils reçu leur maigre pension après une vie de cotisation qu’ils cassaient leur pipe pour s’offrir un aller simple au parking des macchabées. Même pas cinq ans de repos payés par leurs prélèvements obligatoires que déjà ils avaient abandonné leur alloc. On peut toujours optimiser que c’est citoyen d’abandonner sa retraite si tôt, ça équilibre les caisses de l’État.

 

Mourir, c’est faire acte de solidarité avec les finances publiques.

 

Aujourd’hui, nous vivons tranquilles et en pleine forme jusqu’à 80 balais passés et avec la santé. On n’aborde pas les métiers difficiles, ceux qui cassent et qui détruisent le corps car il y en a de moins en moins. C’est fini le film avec Gabin, conducteur de locomotive à vapeur dans La Bête humaine ou Le Salaire de la peur avec Montand en routier de l'extrême. À part le bâtiment et l’agriculture, je vois de moins en moins de métiers usants. Sauf si tu pars du principe que conducteur de TGV est un métier pénible, alors je place le trader ou la secrétaire de direction au même niveau.

 

Imagine le cœur d’un gars qui bosse pour une institution boursière quand il apprend qu’il perd dix millions d’euros sur une position ? Mets-toi à la place d’une secrétaire qui doit encaisser les colères, les vannes vaseuses de son supérieur et être au four et au moulin avec une paye de nain ?

 

Je reviens sur l’allongement de la vie, celle qui te fait exploser les caisses de retraite. Si en plus tu y rajoutes, au cas où tu sois un peu grippé du côté du love manche, les petites pastilles bleues pour offrir à ta belle son orgasme mensuel, t’es quasiment sûr de tenir dix ans de plus. Alors, peux-tu m’expliquer, comment va-t-on faire pour payer une pension à un gonze jusqu’à 95 ans alors qu’il n’aura cotisé que quarante/quarante-cinq ans ?

 

L’État doit revenir à ses fondamentaux, l’armée pour défendre le territoire, la police pour défendre les citoyens, les douaniers pour surveiller les frontières. Quelques grandes agences pour réguler des dossiers sensibles tels que la santé et l’alimentation, et une banque centrale. J’en oublie sûrement comme le patrimoine, les archives et autres.

 

Instruisons à l’Éducation nationale, non, à l’Instruction nationale que dès la maternelle entreprendre, créer, est notre destin. Vivre c’est créer. Créer c’est grandir et se réaliser.

 

Libérons vraiment les énergies et arrêtons de penser notre XXIe siècle avec la mentalité du XXe.

 

Que l’État nous lâche au niveau de l’éducation, du travail et de l'entreprenariat.

 

Pour que tu comprennes ce qui se trame entre mes neurones, voici les dix règles d’un chef d’entreprise que je trouve tout simplement divines, les Tables de la Loi du bon sens. Je crois que c’est de Robert Portes dit « Bill Gates ». Ce type est un prophète.

 

  • Règle 1 : la vie est injuste, habituez-vous !
  • Règle 2 : le monde se fout de votre amour-propre. Le monde attendra que vous accomplissiez quelque chose avant de vous féliciter.
  • Règle 3 : vous ne gagnerez pas 60 000 euros par an en sortant de l'école. Vous ne serez pas vice-président en commençant avec un téléphone et une voiture de fonction fournis avant d'avoir mérité de gagner ces privilèges.
  • Règle 4 : si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d'avoir un patron.
  • Règle 5 : travailler dans une friterie n'est pas s'abaisser. Vos grands-parents avaient un mot différent pour ça, ils l'appelaient « une opportunité ».
  • Règle 6 : si vous gaffez, ce n’est pas la faute de vos parents, arrêtez de chialer et apprenez de vos erreurs.
  • Règle 7 : avant que vous naissiez, vos parents n'étaient pas aussi ennuyeux qu'ils le sont maintenant. Ils sont devenus comme cela en payant vos factures, en nettoyant vos vêtements et en vous entendant répéter sans arrêt combien vous êtes bons et cools. Avant de sauver les forêts tropicales de je ne sais de quels parasites, commencez donc par faire le ménage dans votre propre chambre.
  • Règle 8 : votre école s'est peut-être débarrassée du système gagnant/perdant, pas la vie. Dans certaines écoles, on a aboli les notes de passage et on vous donne autant de chances que vous voulez pour obtenir la bonne réponse. Ceci n'existe pas dans la vraie vie.
  • Règle 9 : la vie n'est pas divisée en semestres. L'été n'est pas une période de congé et très peu d'employeurs sont disposés à vous aider à vous assumer. C'est de votre responsabilité.
  • Règle 10 : la télévision n'est pas la vraie vie, ni Facebook et autres mondes virtuels.

 

Ce que tu dois retenir, mon entrepreneur : crois en ta vision du monde et en ta destinée. Fréquente des personnes qui louent ta créativité, qui te considèrent, éloigne-toi des gars amers qui ne savent que décourager et te ramener à leur médiocre niveau pet de caniche. La jalousie, ça abaisse. Et ne te laisse plus sous-traiter par l’État. N’oublie pas, t’es français donc indépendant, souverain et créatif.

 

Jean-Luc Mordoh.

 

 

La semaine prochaine, CHAPITRE 36, le dernier.

Résumé, mise au point et hymne national.

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