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Le travail le dimanche, FO et moi.

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Cette semaine, j’ai écouté Jean-Claude Mailly sur RMC. Juste pour éviter de rester bloqué sur des aprioris envers les syndicats. Comme quoi, sous mes dehors de gros lourd, je m’émancipe, je m’ouvre, j’évolue. Et croyez moi, devant un syndicaliste, j’ai plutôt envie de sortir mon Uzi.

Donc, séminaire de découverte du travail dominical et d’écoute de l’autre. J’allume un baton d’encens, je prends une grande respiration, mon cœur est amour... Ok, chuis prêt, bro.

Le sujet : Le travail le dimanche.

Dans un pays où le taux de chômage est une vraie catastrophe, normalement l’on devrait être tous content d’ouvrir les vannes et de créer de l’emploi. Et bien lui, non. Voici ses six arguments :

  1. "Si on accepte le dimanche comme jour de travail et même si c’est payé plus, un jour, c’est sûr, cette pratique se banalisera et le dimanche sera payé comme tous les autres jours."

    Ca ne lui ait pas venu à l’esprit que les autres jours pouvaient être payés comme le dimanche si on libéralisait le travail ? Les œillères doctrinales, c’est comme un bec de lièvre, tu vis avec quoique tu fasses.

  2. "Le BIT, Bureau International du travail a dit non."

    Bon, c’est quoi au juste le BIT, il dit non ce bureau, quand les gnakés bossent le dimanche ? Il dit quoi quand les gosses pakos triment la nuit ? Que propose t-il quand dans certains pays le taux de chomedu dépasse les 20% ? Il ne dit rien... il légifère, c’est ça ? C’est quoi cet argument, Jean-Claude, et ta mère, elle dit non aussi ?

  3. "Si on autorise cette dérogation, pourquoi ne pas faire travailler nos enfants ?" dit-il le plus sérieusement possible.

    Un syndicaliste, c’est toujours sérieux, c’est à ça qu’on le reconnait. Dans le même raisonnement, quand les femmes travaillent pour des petits boulots de misère derrière une caisse et avec une paye d’anorexique, elle peuvent potentiellement finir sur le trottoir ou au bois de Boulogne. On devrait interdire d’embaucher des femmes pour tenir une caisse... des putes en puissance.

    Jean-Claude, tu te rends compte de ta connerie Mach 1 ?

  4. "On est d’accord pour le dimanche mais seulement sur les zones touristiques qu’il faut redéfinir."

    Depuis quand un syndicaliste défini les zones de chalandages, lui, un gars qui n’a jamais monté une boite, jamais vendu un service vaisselle à un jeune couple, jamais créé quoi que ce soit ? C’est quoi cette logique de zone de travail, de zone libre, de zone tout court. Pourquoi pas ouvrir des camps de travail pendant qu’on y est.

  5. "Il faut laisser du temps aux gens de se reposer, de se rencontrer, de s’occuper de leur famille. Ce jour est fait pour ça."

    Mais t’es qui, toi, pour me dire comment et quand je dois gérer ma marmaille ? T’es qui pour m’imposer ta règle de vie ? Moi, mon dimanche, c’est quand je veux. Tu vas me pondre une loi pour me l’interdire ?

  6. "Mr Mailly, la majorité des travailleurs désirent travailler le dimanche", que leur répondez-vous, demande l’interviewer.

    "Qu’ils n’ont pas compris les enjeux du patronat, du piège qui va se refermer sur eux."

    En substance, c’est : "ne me remerciez pas, j’ai évité un massacre social". Même devant la réalité, le Jean-Claude ne la voit pas. Il ne voit que son logiciel idéologique, celui où la réalité, sa réalité, doit se fondre. Dans ces cas là, tu fermes la radio. On est en phase terminale.

Voilà les arguments du gonze, le boss du FO.

Conclusion : Les syndicats n’aiment pas les entreprises, n’aiment pas les travailleurs qui veulent bosser, n’aiment pas le changement, n’aiment pas le travail celui qui fait gagner plus d’argent pour le petit d’en bas. Mailly et toute la mafia représentent 3% des salariés.

Des gars qui n’ont jamais bossé de leur vie et qui t’expliquent ce qu’est le travail, autant demander à un jeune puceau une thèse sur la sexualité des couguars.

Jean-Luc Mordoh

Auteur de Comment Sortir de l’Europe Sans Sortir de Table
Disponible en numérique chez Apple Store, Amazon et la FNAC
Disponible en format papier chez lulu.com

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